Balcon effondré à Angers : peine de prison avec sursis pour trois prévenus et deux en liberté sous caution

L’arrière d’un immeuble dans lequel quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lorsqu’un balcon s’est effondré en 2016 à Angers, dans le nord-ouest de la France. JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP

Trois prévenus ont été condamnés, mardi 31 mai, par le tribunal correctionnel d’Angers à des peines allant de dix-huit mois à trois ans de prison avec sursis pour l’effondrement d’un balcon qui avait fait quatre morts en 2016 dans cette localité.

Deux autres prévenus, dont l’architecte de l’immeuble, Frédéric Rolland, et le maître d’œuvre des travaux, Eric Morand, ont été relaxés par le tribunal, provoquant des soupirs et des larmes sur les bancs des parties civiles.

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Des condamnations pas toutes conformes aux exigences

La peine la plus forte, quatre ans de prison dont deux fermes, avait été requise début mars par le procureur d’Angers contre Frédéric Rolland. Or, “les manquements aux obligations professionnelles de l’architecte, bien que partiellement établis par des éléments de procédure, n’ont pas de lien de causalité certain avec l’effondrement du balcon”, a expliqué le président du tribunal, lors de la lecture du jugement. .

Eric Morand, 53 ans, a également été condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et a également été libéré. Il avait expliqué à la barre que la méthode de construction des balcons avait été modifiée pour respecter les délais du chantier.

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Le dirigeant de l’entreprise Structure Patrick Bonnel, 73 ans, a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à une amende d’environ 25 000 euros. A la barre, il a reconnu une faute “grave” et “inexcusable”, se disant “honte” du travail de son équipe. Le parquet avait requis trois ans de prison, dont un an avec sursis, contre lui.

Le responsable des travaux, Jean-Marcel Moreau, 63 ans, et le représentant du bureau de vérification Apave, André de Douvan, 84 ans, ont tous deux été condamnés à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et à 1 000 euros d’amende, pénalités conformément aux exigences.

18 étudiants sur le balcon

Le soir du drame, 18 étudiants, d’une vingtaine d’années, parlaient sur ce balcon de la résidence Le Surcouf dans le centre d’Angers, quand il est soudainement tombé dans le vide.

Les pompiers avaient découvert les corps de Lou, 18 ans, Antoine, 21 ans, Benjamin, 23 ans et Baptiste, 25 ans. Quatorze autres ont été hospitalisés.

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Le monde avec l’AFP

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