Baptême des élèves : changement dès le début du cursus

La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, a annoncé mardi un renforcement de la lettre destinée à encadrer les activités festives des étudiants. Un changement pour les milieux qui devront désormais respecter certaines mesures.

Mathieu GOLINVAUX Par Belge Publié le 05/07/2022 à 09:24 Temps de lecture : 3 min

La ministre de l’Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, a annoncé mardi le renforcement de la charte qui encadre les activités festives et folkloriques des étudiants pour la prochaine rentrée universitaire.

Ainsi, les organisateurs devront informer leurs établissements, et les informer des activités qui y sont menées. Les autorités locales doivent également être averties lorsque l’événement est d’une certaine ampleur.

Le libre choix de boire de l’alcool et de consommer certains aliments, et de participer à certaines activités doit être communiqué explicitement aux élèves.

Les organisateurs doivent également veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérive sexiste ou discriminatoire. Le bien-être animal doit également être garanti.

Au sein du service de sécurité auprès des élèves non consommateurs d’alcool, au moins une personne doit avoir été formée au brevet européen de secourisme ou toute formation équivalente, afin d’intervenir très rapidement si nécessaire. Vous devrez également prévoir une trousse de secours.

Prévention et évaluation des risques

Dans le cadre spécifique des activités blues, les organisateurs devront désormais s’informer de l’état de santé des participants – au travers d’une fiche médicale remplie par les participants – et prendre les mesures nécessaires en fonction des situations concrètes possibles. Les activités doivent aussi être adaptées à la météo, pour éviter par exemple les cas d’hypothermie, activités qui se déroulent à l’automne. Les participants doivent fournir un numéro de contact en cas de problème.

Enfin, une analyse des risques physiques et psychologiques doit maintenant être faite avant les activités. Des mesures préventives doivent être prévues. Il sera également important que les lieux choisis pour les activités répondent à des normes de sécurité satisfaisantes.

Les organisateurs d’activités festives et folkloriques sont invités à s’engager à respecter la lettre en la signant. Ils devront le communiquer aux participants.

Une version renforcée

Selon le ministre Glatigny, il existe déjà depuis 2020 une lettre concernant les baptêmes étudiants, sous la forme d’un ensemble de règles communes pour que les fêtes étudiantes se déroulent dans des conditions optimales de sécurité et de respect. Pourtant, l’année universitaire en cours est une nouvelle fois marquée par des incidents parfois dramatiques.

A la demande de Mme. Glatigny, à l’Académie de la recherche et de l’enseignement supérieur (ARES), un groupe de travail a été constitué – composé de représentants des étudiants et des autorités académiques. L’objectif était d’analyser l’utilisation et l’efficacité de cette lettre sur le terrain, et de la renforcer si nécessaire.

Ce travail a abouti jeudi dernier à l’approbation, au sein du Conseil d’administration de l’ARES, d’une version renforcée de cette lettre qui encadre les activités festives et folkloriques des élèves.


Les établissements d’enseignement supérieur et les milieux étudiants sont libres de le personnaliser et d’y ajouter des éléments complémentaires liés à ses réalités culturelles et géographiques.

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