Bébé retrouvé mort dans une crèche : que sait-on de l’affaire ?

Mercredi 22 juin, un bébé de 11 mois a été retrouvé mort dans une crèche de la ville de Lyon. Une enquête pour homicide involontaire a d’abord été ouverte avant qu’un jeune salarié n’avoue avoir “aspergé puis fait ingérer un produit à la petite fille” pendant 11 mois. Selon les dernières informations de nos confrères de Progress, l’auteur présumé a été arrêté.

Mercredi 22 juin, une fillette de 11 mois a été retrouvée morte dans une crèche de Lyon. Les enquêteurs ont d’abord interrogé “le seul employé de la crèche présent au moment des faits”, qui a reconnu lors de sa garde à vue s’être ruiné après avoir ingéré un produit caustique sur le bébé.

Comment le bébé est-il mort ?

Mercredi 22 juin, les pompiers ont été appelés aux urgences vers 20 heures. Une fillette de 11 mois a été retrouvée inconsciente dans une crèche privée du 3e arrondissement de Lyon. Malgré les tentatives de réanimation, le bébé est décédé au Bron Woman and Child Hospital (HFME) de Bron. Immédiatement, le procureur ouvre une enquête pour homicide involontaire. Les premiers éléments de la recherche suggèrent une ingestion accidentelle de produits toxiques.

Les chercheurs s’intéressent dès le lendemain à l’employée de crèche. Au moment des faits, Myriam J. était “la seule employée de la crèche présente”. Elle est arrêtée et interrogée. Le parquet, dans un communiqué diffusé vendredi 24 mai, annonce que le suspect a passé aux aveux. Le jeune homme de 27 ans a expliqué avoir “aspergé le bébé puis lui avoir fait ingérer un produit caustique”. Selon les informations de Progress, l’employé aurait utilisé Destop, un puissant déverrouilleur liquide.

Quelles sont les suites de l’affaire ?

L’unique et principal suspect a été inculpé d’homicide volontaire, sur mineur de moins de 15 ans, le jour même de ses aveux. Du Progrès on apprend que le juge des libertés et de la prison a choisi de placer la jeune fille en détention provisoire. Les aveux de Myriam J. vont dans le sens d’un homicide avec préméditation.

Lors de sa garde à vue, elle a expliqué avoir empoisonné le bébé car elle était « submergée par les pleurs de la petite fille ». Son avocat, Philippe Duplan, parle d’un “geste de colère et d’homicide involontaire”. “Elle ne pensait pas que le bébé allait mourir. Depuis mercredi, elle est assommée. C’est une jeune femme qui a l’air fragile”, a-t-elle ajouté au journal régional. “C’était son premier emploi et il a eu le sien bientôt. PAS d’enfant”, a-t-il déclaré.

L’enquête se poursuit afin de déterminer notamment les circonstances exactes des faits. Des expertises seront également menées pour déterminer “les éléments relatifs à la personnalité du répondant”.

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