Mattia Binotto doit faire face à deux émotions ce soir chez Ferrari. D’abord une bonne, celle du retour de la Scuderia vers la victoire, avec la première place de Carlos Sainz au Grand Prix de Grande-Bretagne.
“Félicitations à Carlos, très belle victoire, très belle course. Hier il a construit son week-end avec la poulie, a fait du bon travail et a finalement gagné après 150 courses.”
“Pour nous, c’est aussi une victoire, c’est un peu trop arrivé. C’est bien d’avoir gagné ici.”
Mais voici la question agaçante : pourquoi ne pas arrêter les deux Ferrari au moment de la voiture de sécurité ? Leclerc est resté sur la route, mais Sainz est revenu, comme tout le monde, avec des pneus tendres neufs.
“On pensait que ça ne marcherait pas d’arrêter les deux, il n’y avait pas assez de place. Il fallait choisir, l’un des deux. Si on avait arrêté Charles, il aurait retardé Carlos, qui aurait perdu des places par rapport aux autres. “
“Pourquoi avez-vous arrêté Carlos? Parce que Charles était en tête, il avait les pneus les plus froids, et alors il aurait pu être protégé par Carlos.”
L’erreur de jugement était ailleurs selon Binotto.
“Nous savions que les pneus tendres étaient plus rapides, mais nous pensions qu’ils se dégraderaient davantage. Cela ne s’est pas produit et c’est pourquoi cela a basculé.”
Que s’est-il dit entre lui et Leclerc à l’arrivée ? Des choses à régler en interne comme disait le monégasque ?
“Il n’y a rien à régler en interne. C’était pour lui dire que je comprends sa déception, mais qu’il a fait une carrière fantastique aujourd’hui. Rester heureux, c’est difficile, mais rester calme et positif, c’est important.”