BOÎTE. Variole du singe : la nouvelle épidémie qui commence à inquiéter le monde

L’essentiel Alors que les cas de contamination par la variole se multiplient dans le monde, la France comptait hier sept cas, dont un en Occitanie. Après le Covid-19, la propagation de cette maladie jusque-là limitée en Afrique est préoccupante.

Alors que nous pensions mettre fin à la pandémie de Covid-19, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pensait le libérer d’ici la fin de 2022, le monde fait maintenant face à ce qui pourrait devenir une nouvelle pandémie : la variole de le singe. Différent du virus de la variole humaine qui fait des ravages depuis l’Antiquité et était considéré comme éradiqué en 1978, cette infection par le virus de la variole du singe, découverte en 1958 chez des singes en captivité à l’Institut d’État de sérologie de Copenhague, au Danemark, et le premier cas humain observé . en 1970 au Zaïre, il s’étend aujourd’hui dans le monde entier.

Sept cas en France, dont un en Occitanie

Après les États-Unis, le Canada et plusieurs pays européens, notamment l’Espagne, le Portugal, la France et l’Allemagne sont à leur tour touchés par le monkeypox. La France compte actuellement sept cas “avérés”, a déclaré hier la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, ajoutant que le pays disposait du stock nécessaire pour vacciner les cas contacts comme le recommandent les autorités sanitaires. Santé publique France a recensé mardi 3 cas en Île-de-France, un en Auvergne-Rhône-Alpes et un en Occitanie, auxquels se sont ajoutés deux autres cas hier soir.

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Dans notre région, c’est un homme qui « a été soigné et isolé médicalement dès que son infection a été suspectée. A ce stade, son état de santé ne suscite aucune inquiétude”, expliquait hier l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie qui mène une enquête épidémiologique auprès du médecin qui traite cet homme pour identifier précisément les personnes qui ont été en contact . avec ce malade.

Alors que la plupart des cas ne sont actuellement pas graves, cette vague inhabituelle hors d’Afrique inquiète les autorités sanitaires. Au 21 mai, 92 cas ont été confirmés en laboratoire et 28 cas suspects ont été signalés à l’OMS avec des enquêtes en cours dans 12 pays. Ce décompte, qui devrait progresser dans les prochains jours, ne concerne que les pays où la présence de malades du monkeypox est inhabituelle. Elle est généralement présente, considérée comme “endémique”, dans 11 pays africains. Depuis 2017, certains cas importés, notamment du Nigeria, avaient été recensés sporadiquement dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, mais n’avaient pas entraîné d’épidémies.

Variole du singe

« Nous continuons à organiser des réunions d’experts et des groupes consultatifs techniques pour échanger des informations sur la maladie et les stratégies de riposte. La variole du singe ne se propage pas de la même manière que le Covid-19 [mais] par contact étroit. Il n’est en aucun cas acceptable de stigmatiser des groupes de personnes à cause d’une maladie. La stigmatisation peut dissuader les gens de se faire soigner et ainsi empêcher une épidémie de se terminer et conduire à une propagation non détectée », a rappelé l’OMS alors que les théories du complot s’installaient. les chercheurs pensent qu’il est trop tôt pour conclure que le virus a évolué pour être transmis sexuellement et que sa contagion a augmenté.

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Confisquée par la Direction générale de la santé (DGS) après l’apparition de la maladie en France, la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé la vaccination des cas contacts d’une personne infectée, y compris les professionnels de santé. Indiquant hier que “pour l’instant, la situation est sous contrôle, elle est sous contrôle”, Brigitte Bourguignon a assuré que le gouvernement suivra les recommandations de la HAS, notamment en matière de vaccination. Bien que la vaccination antivariolique ne soit plus obligatoire en France depuis 1979 (1984 pour les injections de rappel), un « Plan National de Riposte Variole » est en place depuis 2006 et régulièrement revu.

L’impact de l’empreinte humaine sur la nature

Alors que l’OMS réunira ce vendredi ses experts sur le sujet, au-delà de l’urgence sanitaire, il y a des questions de préparation à l’apparition ou à la réapparition d’épidémies et de leurs causes. Dans son rapport annuel sur l’état du monde en 2007, la CIA prévoyait une pandémie majeure en 2025 et lui recommandait de s’y préparer, notamment sur la production locale de médicaments. En octobre 2020, un rapport de l’ONU estimait que les pandémies allaient se multiplier et causer davantage de décès dans les années à venir. Les experts ont appelé à réduire l’empreinte humaine sur la nature, qui perturbe les écosystèmes et favorise les épidémies.

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