Boris Vallaud, un profil “diplomatique” pour présider le groupe PS à l’Assemblée nationale

Le député du PS des Landes Boris Vallaud, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), jeudi 23 juin 2022. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Dès jeudi 23 juin, la trentaine de députés socialistes est présidée par Boris Vallaud, au “profil consensuel et diplomate, qui va permettre de mettre de l’huile dans les rouages”, selon Olivier Faure, député et premier secrétaire de Seine-et-Marne. du Parti socialiste (PS). De fait, le député landais, 46 ans, aura sûrement des tâches ingrates à accomplir dans une période politique très confuse, en ce début de première session parlementaire qui s’ouvre mardi 28 juin, avec de forts risques de paralysie. « La Nouvelle Union Ecologique et Sociale Populaire [Nupes] ça a donné de l’espoir”, bien qu’étant dans “l’affirmation de qui nous sommes, chacun”, a déclaré Boris Vallaud, au lendemain de son élection.

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Une gauche « en même temps » qui sera tout l’intérêt de sa présidence. “Boris devra donner vie au groupe avec le reste de la gauche. Autrement dit, faire monter nos propositions et nos points de vue, puis défendre, tant qu’elle existe, la position collective de l’intergroupe”, poursuit Olivier Faure, qui n’est pas d’accord quand on laisse entendre que Boris Vallaud est un peu plus proche. les anti-Nupes que les pro-Nupes : « Le soupçon est injustifié. Il n’a pas assisté à toutes les négociations de Nupes, car il est retourné dans sa circonscription pour faire campagne. Les Landes ne sont pas un quartier de Paris. “Sans aucun doute… Mais le député, après la première réunion des discussions qui ont présidé à la naissance des Nupes, n’était plus invité. Il avait exprimé de trop sérieuses réserves quant à la retraite à 60 ans. Et puis, en général, il ne se sent pas très à l’aise avec l’incertitude des négociations…

“Je ne suis pas inquiet. L’humour est bon.”

En tout cas, depuis quelques jours, son humeur avait complètement changé. En répétant que les Nupes étaient à la fois nécessaires et la bonne stratégie. Il en a été récompensé. Mais aux yeux des “rebelles”, leurs réserves initiales vont encore réduire la marge de manœuvre d’un PS grevé de 30 députés, soit moins de la moitié des élus que La France insoumise (80), et qui semble condamné à suivre ? “Je ne suis pas inquiet”, a déclaré Pierre Jouvet, porte-parole du PS. L’humour est bon. Personne ne risquera d’insulter l’avenir. Le besoin d’unité a éveillé une espérance qu’il faut poursuivre. Si on cassait la dynamique, les gens de gauche ne comprendraient pas. »

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La première réunion de l’intergroupe a eu lieu jeudi après-midi. “Une rencontre fluide et agréable”, selon Jérôme Guedj, tombé amoureux de la ministre Amélie de Montchalin dans l’Essonne, et qui avait retiré, le matin même, sa candidature à la présidence du groupe PS au profit du vainqueur. “Il y aura une réunion hebdomadaire en format réduit, et d’autres qui réuniront régulièrement l’ensemble des 141 députés, poursuit M. Guedj, qui était le candidat le plus favorable à Nupes. Nous ne sommes pas des idolâtres de la coalition, mais nous ne sommes pas non plus cyniques à l’idée de nous en éloigner au lendemain d’une victoire électorale. C’est une façon de dynamiser les socialistes. Et pour nous réarmer. »

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