Un troisième suspect s’est également rendu à la police samedi matin.
Par AFP Publié le 18/06/2022 à 22:39 Temps de lecture : 2 min
La police brésilienne a confirmé samedi la mort de l’expert indigène Bruno Pereira, dont les restes ont été retrouvés dans une zone reculée de l’Amazonie avec ceux du journaliste britannique Dom Phillips qui l’accompagnaient, et que les deux hommes avaient été tués par “arme à feu”.
Les restes de M. Pereira “font partie de ceux” retrouvés par les enquêteurs, a indiqué la police fédérale brésilienne (PF) dans un communiqué. Vendredi, il a indiqué que les premiers restes humains découverts à la demande d’un suspect étaient ceux de Dom Phillips. M. Pereira a reçu trois balles, dont une dans la tête, et M. Phillips avec une balle dans la poitrine, a-t-il ajouté samedi.
Phillips, 57 ans, collaborateur de longue date de The Guardian, et Pereira, 41 ans, spécialiste bien connu des peuples autochtones, étaient en Amazonie dans le cadre d’un livre sur la conservation de l’environnement. . Ils ont été vus pour la dernière fois le 5 juin, alors qu’ils prenaient un bateau pour Atalaia do Norte (nord-ouest), dans la vallée de Javari, une zone connue pour être dangereuse où sévissent de multiples trafics de drogue, pêche ou orpaillage illégal.
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Un troisième suspect s’est rendu
Un troisième suspect dans les meurtres s’est rendu samedi matin au poste de police d’Atalaia do Norte, dans l’État occidental d’Amazona, a également annoncé la PF. L’homme, Jeferson da Silva Lima, est connu sous le nom de “Pelado da Dinha” et pour être “un hors-la-loi”, a-t-il ajouté.
Selon toutes les preuves et témoignages recueillis, “Pelado da Dinha était sur les lieux du crime et a activement participé au double homicide”, a déclaré le commissaire de police Alex Perez Timóteo à G1 news.
Un premier suspect a été interpellé le 7 juin : Amarildo da Costa de Oliveira, un pêcheur de 41 ans surnommé “Pelado”, qui a reconnu avoir enterré les corps mardi. Un deuxième suspect, Oseney da Costa de Oliveira, dit “Dos Santos”, a été arrêté mardi. Selon les médias locaux, la police recherche un quatrième suspect, une information qui n’a pas été confirmée officiellement.
L’épée à double tranchant a suscité l’indignation mondiale, avec de vives critiques à l’encontre du président d’extrême droite Jair Bolsonaro accusé de favoriser la déforestation et d’encourager l’exploitation des ressources en Amazonie depuis son arrivée au pouvoir en 2019.