Photonews. Journaliste au service de la société Par Frédéric Delepierre Publié le 24/06/2022 à 18:11 Temps de lecture : 2 min
Une interpellation opérée mercredi par la police de la zone Bruxelles-Sud devant l’hôpital Sainte-Anne Saint-Rémi à Anderlecht donne lieu à deux interprétations. D’un côté, l’épouse de Grégory, une Belgo-Congolaise de 41 ans, parle d’une détention arbitraire « dans un contexte de racisme » ; au lieu de cela, la police mentionne “une rébellion” et “des collègues blessés, ce qui justifie la comparution de la personne devant un juge d’instruction”. D’après le récit de la femme de Grégory, elle est venue la chercher à la sortie de son travail, rue Haute. Dans les abattoirs d’Anderlecht, la police intervient pour signaler que la petite fille du couple n’est pas bien connectée. Face à la réponse du père, la police décide de faire un contrôle. C’est alors que les versions divergent. Là où le père de famille justifie son besoin de marcher pour respirer, la police parle de rébellion. Quant aux coups qui auraient blessé un policier à l’arcade sourcilière, la femme de Grégory affirme que le policier serait tombé.
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« Au moment du contrôle, explique Sarah Frederickx, porte-parole de la zone de police du Midi, le chauffeur avait une attitude agressive. Il est sorti de son véhicule et a commencé à crier au racisme. Il s’est ensuite dirigé vers l’entrée de l’hôpital. Lorsqu’il est revenu au commissariat, il ne s’est pas laissé contrôler et a fini par frapper un de ses camarades dans la salle d’arcade. Le suspect, blessé au bras, a été soigné directement par le personnel médical ainsi que par des collègues. L’homme a été déféré au parquet et sera présenté au juge d’instruction. Sa famille a déjà annoncé qu’il portera plainte auprès de la commission P pour violences policières.