Budget de la défense : l’engagement d’atteindre 2% du PIB en 2035 avec six conditions

Jusqu’ici, un accord a été trouvé début février sur un effort de 1,54% du PIB en 2030. Cette trajectoire budgétaire a été confirmée samedi. “Cette trajectoire de croissance confirme le redimensionnement de notre armée, avec la perspective d’un retour social et sociétal”, a déclaré la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion de commission ministérielle restreinte (kern).

Six conditions

Après 2030, la Belgique s’est engagée à 2% du PIB en 2035. Mais “ce n’est pas un chèque en blanc”, a-t-il précisé. “Comme c’est important, mais le chemin l’est aussi.” Par conséquent, le gouvernement fédéral a fixé six conditions. Tout d’abord, la Belgique appelle à plus d’intégration européenne, en plus de l’OTAN. Deuxièmement, le gouvernement souhaite un meilleur retour sur investissement pour le tissu industriel belge et européen. Troisièmement, le rendement social doit également être plus important, notamment en matière de cybersécurité et d’éducation. Quatrièmement, les investissements dans la défense ne doivent pas se faire au détriment d’autres enjeux, tels que les défis climatiques et sociaux. Cinquièmement, la notion d’aide à la nation (lors d’une pandémie ou d’une inondation par exemple) doit être incluse dans les dépenses de défense. Enfin, sixièmement, la Belgique rappelle l’importance de développer un cadre européen qui encourage l’investissement productif.

Le Premier ministre a également déclaré à la presse que la Belgique serait bien représentée la semaine prochaine à Vienne en tant qu’observateur à la Conférence des Etats parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Les réactions

A la majorité, le président de M. Georges-Louis Bouchez a félicité l’accord. “La raison a finalement gagné”, a-t-il tweeté. “La Belgique consacrera 2% de son PIB aux dépenses militaires pour être un partenaire fiable au sein de l’Otan et pour préserver nos valeurs fondamentales face aux multiples menaces mondiales. Il n’y a pas de supériorité, mais un arrêt dans l’autre monde. Coupable” .

Le ton était différent d’Ecolo. “L’accord conclu n’est rien d’autre qu’une réaffirmation de l’intention d’aller de l’avant dans le sens du réinvestissement, comme promis par la Belgique en 2014. Il comprend également 6 conditions qui permettront aux gouvernements successifs de garder le contrôle des budgets qui seront publiés dans une manière concrète. à l’avenir. La loi de programmation militaire ne dépassera pas 1,54 % d’ici 2030. »

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