Nous avons relaté dans ces colonnes l’accident survenu mi-avril sur la Grand-Place de Nivelles. Un samedi matin, jour de marché où les voitures ne peuvent accéder à toutes les zones de l’hypercentre, un bus TEC était passé par le bar “Union” de la place, ce qui pouvait se faire à condition d’abaisser les pylônes escamotables installés sur la chaussée. au niveau du sol. Mais il y avait eu un pépin, et le bus avait arraché une borne qui ouvrait le réservoir du véhicule.
Personne n’a été blessé dans l’incident mais du carburant s’est répandu sur la route et les égouts; les pompiers sont intervenus. En mairie, l’opposition PluS avait interpellé le maire sur cet éventuel problème de borne, mais Pierre Huart avait indiqué que le jour même il avait appelé l’entreprise qui avait installé le dispositif. Elle lui a assuré qu’il était impossible que le pylône monte au passage du bus, ce qui signifiait une erreur humaine.
Le problème est venu au Parlement wallon où le député péruvien André Antoine (LE) vient de poser une question écrite sur le sujet au ministre chargé de la mobilité, Philippe Henry (Ecolo). L’idée était de savoir où en est l’enquête, à combien s’élèvent les dégâts et qui paiera.
“OTW confirme la version du pilote”
“Lorsque le conducteur est entré dans le rond-point à la sortie Grand-Place, tout d’un coup, les bornes sont montées au niveau du premier tiers du bus. dit le ministre dans sa réponse. La direction technique de l’Opérateur wallon des transports (OTW) confirme, après un examen minutieux du bus dans ses ateliers, la version conducteur. Un constat amiable a été établi entre TEC BW et la Mairie de Nivelles afin de suivre le dossier auprès des compagnies d’assurances. […]. Quant au système de pylônes amovibles de la Grand-Place de Nivelles, il a été mis en place par la Commune. De manière générale, le TEC privilégie actuellement la mise en place de barrières à bornes amovibles dans les gares routières, afin d’éviter de tels incidents.
Conscient de cette réaction, le maire, Pierre Huart, s’étonne de ne pas avoir été informé par la TEC des derniers développements. Pour lui, les pylônes escamotables ne sont utilisés que le samedi matin, ce dispositif est tout de même plus pratique que des barrières. Pour le reste, le dossier est entre les mains des compagnies d’assurances…