Assez de la polémique sur la relation lesbienne qui a banni Buzz l’Éclair d’une dizaine de pays du Moyen-Orient et d’Asie ! “Nous voulions proposer un divertissement inclusif à l’image de la société d’aujourd’hui, avoir une héroïne lesbienne n’est pas un truc. C’est une option qui sert la scène. Si certains ne veulent pas voir le film pour cette raison, nous ne le changerons pas », explique le réalisateur Angus MacLane à 20 Minutes.
Ce film d’animation de science-fiction, déjà vu au Festival d’Annecy, met en scène le jouet le plus populaire de la galaxie. Le jeune héros Andy s’est vu offrir un Toy Story en 1995, mais il n’y a plus aucun doute dans ce long métrage où François Civil prête sa voix en français et Chris Evans en anglais. “Nous avons imaginé le film qui a donné envie à Dandys d’avoir la figurine”, explique Angus MacLane.
nouveaux personnages
Pour son premier long métrage en solo, le co-réalisateur de Le Monde de Dory (2006) signe une véritable histoire de science-fiction mettant en scène l’astronaute créée par John Lasseter, Joe Ranft, Andrew Stanton et Peter Docter. “Je pense que la popularité de Buzz vient du fait qu’il est fragile et arrogant”, déclare Angus MacLane. Ces deux caractéristiques sont évidentes lorsque le vaisseau de Buzz s’écrase sur une planète éloignée de la Terre et qu’il doit essayer de ramener son équipage à la maison.
“Le défi était de rester fidèle à l’univers d’origine tout en le renouvelant”, explique le cinéaste. Il a donc ajouté une galerie de nouveaux personnages étonnants aux héros, dont celui qui vole clairement la vedette, un chat robot nommé Sox. “On a pensé aux animatroniques d’antan”, se souvient-il, “pour le rendre sympathique, intelligent mais aussi maladroit dans sa façon de se déplacer.” La maîtrise des studios Pixar est évidente dans la conception de ce chat blanc et rouge, qui a de nombreuses surprises prêtes à aider son propriétaire.
Clin d’oeil et références
La scène est aussi une boutade qui joue avec l’espace-temps pour le plus grand plaisir du spectateur lorsque Buzz retrouve un vieil ennemi connu du public depuis Toy Story 2. de films ainsi qu’une intrigue complexe que je trouve accessible aux enfants. Ces derniers sont plus intelligents que les adultes ne peuvent l’imaginer.
Cette envie d’élever le public est la marque de fabrique d’un studio exigeant où le cinéaste a fait ses premières armes d’animateur en 1997. La générosité de ses intentions, la splendeur de l’animation et l’intelligence de la licence de Buzz l’Éclair nous font joyeusement avancer encore et encore.