CAC 40 CAC 40 : la place parisienne perd plus de 2%, Wall Street craint la récession

(BFM Bourse) – Le combat des banques centrales contre l’inflation, c’est d’avoir les bourses comme victimes collatérales. La Bourse de Paris, qui venait d’interrompre une séquence rouge de six séances la veille, a de nouveau chuté, terminant à -2,4% jeudi.

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L’inflation galopante a fait sortir de la forêt les différents collecteurs de la planète, les poussant à intervenir pour éteindre l’incendie. Mercredi, la Fed a officialisé une hausse de 0,75 point de pourcentage (du jamais vu depuis 1994), après les 0,50 point de pourcentage en mai. Dans la soirée, la Banque centrale du Brésil a relevé ses taux pour la onzième fois consécutive. La Banque auriverde a été suivie quelques heures plus tard par la Banque nationale suisse, qui a entamé son cycle de resserrement monétaire. Elle a procédé, pour la première fois depuis 15 ans, à un retournement de la vis monétaire abaissant son taux de référence de -0,75% à -0,25%. La Banque centrale d’Angleterre n’a cessé de suivre l’exemple et a procédé à une cinquième hausse de taux en autant de réunions. Ce resserrement de la politique monétaire provoque des tensions sur le marché obligataire et fragilise la valorisation des actions. Bref, ce jeudi, le CAC 40 a perdu 2,39% à 5 886,24 points. L’indice étoilé de Paris augmente ses pertes annuelles de plus de 17 %.

La Semaine des banquiers centraux s’achèvera vendredi avec la décision de la Banque du Japon, qui mène actuellement une politique monétaire diamétralement opposée à celle des autres pays du monde.

“Les Bourses connaissent une nouvelle journée de galère ce jeudi, alors que les banques centrales continuent d’exprimer leur volonté de sacrifier l’économie pour contrôler l’inflation”, note Craig Erlam. La montée de la BNS a peut-être été la plus surprenante de toutes, avec le consensus selon lequel la banque centrale suisse ne bougerait pas pour éviter de renforcer davantage le franc suisse, poussée par la fuite vers des actifs plus sûrs. , la décision de la Banque d’Angleterre semblait presque molle, l’institution reconnaissant que l’inflation devrait désormais dépasser 11% en octobre partout. le Canal, sans manifester la moindre volonté d’accélérer le durcissement sans augmenter à nouveau de plus de 25 points de base.

Outre-Atlantique, la purge a atteint 4,2% sur le Nasdaq, 3,5% sur le S&P 500 et près de 3% sur le Dow Jones, les indices faisant un investissement total vis-à-vis de la hausse plutôt inattendue. l’annonce de la Fed.

De l’autre côté de la Bourse de Paris, seul Orange figurait (+0,3%) parmi les 40 actions phares. Engie a subi la plus forte baisse, avec un rendement de près de 7,3%, alors que le groupe annonce avoir constaté une baisse des livraisons de gaz suite aux restrictions sur l’or bleu russe.

Rexel, candidat potentiel pour atteindre un jour l’indice depuis son entrée dans l’antichambre, le Next20, a relevé ses objectifs de croissance et de rentabilité pour cette année. Mais le distributeur de matériel électrique, avec une ouverture en hausse de 3 %, n’a finalement pas résisté à la vague, avec un rendement de 3,7 %.

La série noire s’est poursuivie chez Atos (-7,3%) toujours suite au départ prochain de son PDG et au projet de scission de la société en deux entités cotées distinctes. Depuis le début de l’année, plus de 66% se sont effondrés. Enfin, de nombreux dossiers spéculatifs ont été violemment attaqués, comme la chute de Navya de près de 35% ou, dans une moindre mesure, Cybergun et Gaussin (-9% chacun).

L’huile est indécise

Du côté des petites capitalisations, Xilam Animation a limité la baisse à -1,6%, tandis que le studio de Marc du Pontavice a été sélectionné par Disney+ pour fournir deux nouvelles séries d’animation exclusives.

Le prix du pétrole a évolué en ordre dispersé, à 116 dollars pour le WTI et 118,5 dollars pour le Brent. La monnaie unique, pénalisée mercredi par le retournement de situation de la Fed, a pu s’apprécier de 0,8% à 1,0530$ en fin de journée. Au niveau des actifs en cryptomonnaies, le Bitcoin s’affichait à nouveau à moins de 21 000 dollars (-3,6%).

Guillaume Bayre – © 2022 BFM Bourse

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