La température atteint et dépasse les 40°C à Perpignan, le 13 juin 2022. IDHIR BAHA / HANS LUCAS POUR “LE MONDE”
La canicule précoce annoncée en France, qui débute dans le sud-ouest du pays et devrait s’avancer jusqu’au week-end, avec des températures dépassant les 40°C à certains endroits, mettra la pression sur divers secteurs d’activité, des écoles aux pompiers en passant par le médical et secteur social. La multiplication des épisodes de canicule liés au réchauffement climatique oblige chacun à s’adapter à cette nouvelle donne.
Mardi 14 juin, à l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a annoncé la création d’un fonds de 500 millions d’euros pour la “renaturation” des villes, qui sont les lieux où il fait le plus chaud. significative. “Le gouvernement favorisera le développement d’îlots de fraîcheur dans la ville en s’engageant très fortement à soutenir les communautés locales dans leur adaptation aux conséquences du changement climatique”, a déclaré Mme. Grégory.
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Un réservoir en pleine canicule ?
Bien que la canicule attendue coïncide, du point de vue du calendrier scolaire, avec l’appel aux tests du secondaire, le ministère de l’Éducation a annoncé lundi 13 juin envoyer des “recommandations concrètes” aux académies à garder à l’esprit lorsque le mercure mouches.
Porter “une attention particulière à la santé des élèves”, notamment les plus fragiles et ceux qui s’occupent des examens, adopter “les bons gestes”, “être vigilant aux coups de chaleur”, appeler les secours si besoin. critique par les syndicats du personnel. Les organisations du secondaire ont également commencé à s’inquiéter des conditions d’examen.
Après le “précédent” de juin 2019, qui a vu le report des tests de brevet de fin juin à début juillet, et les écoles – notamment celles considérées comme des “écrans thermiques” – fermées en ordre épars, s’interrogent enseignants et parents. sur ce qui a été mis en place, en trois ans, pour répondre aux pics de chaleur.
“Il n’y a pas eu d’amorce de réflexion collective sur le sujet”, assure Sophie Venetitay du SNES-FSU, qui appelle à une “éducation nationale et des collectivités” massive. “A ce stade, les autorités compétentes sont debout, et cela n’aide pas à faire avancer le dossier des bâtiments scolaires”, a déclaré Guislaine David du SNUIPP-FSU. “Les consignes pèsent sur le personnel, on leur demande de mettre de l’eau (et des plans d’eau), de fermer les rideaux, d’ouvrir les fenêtres la nuit”, explique Catherine Nave-Bekhti du SGEN-CFDT.Ce n’est pas possible partout. ”
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