Cannes 2022 : Diam’s sort du silence avec “Salam”, un documentaire sur sa vie

Mélanie Georgiades, dite “Diam’s”, dans le documentaire “Salam”, réalisé par Diam’s, Houda Benyamina et Anne Cissé. NOIR DYNAMITE / RAW X

C’est l’histoire bien connue d’une fille de la banlieue parisienne qui découvre que les mots du rap portent en eux la puissance des tourments qui l’habitent. Elle qui, à 15 ans, tente de mettre fin à ses jours, chassera ses nuages ​​noirs, et du même coup ceux du public. Vague musicale. Nous sommes en 1999, Mélanie Georgiades, dite “Diam’s”, sort son premier album, Premier Mandat. Dix ans plus tard, tout s’arrête.

L’histoire est bien connue. Diam s’est convertie à l’islam et s’est voilée. Mariée et mère. Disparu volontairement. Avec une radicalité qui laisse libre cours à tous les fantasmes. Le contraste entre le mur du silence érigé par le chanteur et ses années en tête des listes construit une deuxième légende, encore plus mystérieuse que la première… C’est ce que fait Salam, un auto-documentaire qu’il signe. aujourd’hui – assurance d’avoir le montage final – avec les réalisatrices Houda Benyamina et Anne Cissé, un document. Il a été présenté en séance spéciale le jeudi 26 mai au Festival de Cannes.

poursuite du bonheur

La chanteuse, qui était en vacances à Maurice avec une copine en 2008, a écrit sur un bout de papier, parmi les bonnes résolutions pour retrouver sa paix intérieure (salam) : “Ne parlez plus aux journalistes”, a-t-elle déclaré ici pour la première fois.

La jeune femme s’ouvre d’une voix douce, avec une fragilité qui transforme sa stature de star du rap à jamais et de manière poignante.

La dépression qui l’a longtemps habité, les séjours en hôpital psychiatrique, le diagnostic de bipolarité, cette carrière de rock star qui s’avère être un échec dans sa recherche du bonheur, la découverte de la foi comme refuge, l’amour d’elle . famille, réconciliation avec son père, complicité avec sa mère… La jeune femme s’ouvre d’une voix douce, avec une fragilité qui transforme à jamais et de manière poignante sa stature de star du rap.

Peut-être que Salam n’est pas un « objet de cinéma » (plans longs du coucher de soleil et des oiseaux dans le ciel), et la deuxième partie, sur son au-delà : la jeune femme, qui continue de générer un million d’auditeurs par mois sur Spotify crée et finance un orphelinat en Afrique ; s’il a peut-être un visage de prosélytisme attendu, il est néanmoins frappé par le coin de la sincérité.

L’arrivée sur la Croisette est annulée

La plateforme Brut ne s’y est pas trompée, qui produit le film (il devrait sortir trois jours en salles, le 1er juillet, en tant que produit d’appel, avant de le mettre en ligne), et a habilement orchestré sa présentation au Festival de Cannes. , dont il est associé au sein de France Télévisions. Avec, pour l’accueillir, l’animateur Augustin Trapenard et une annonce de l’arrivée du rappeur sur la Croisette. Mais l’émission était pré-enregistrée. Et Mélanie-Diam est restée à la maison.

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