Mauvaise nouvelle pour les 21 millions d’automobilistes français qui roulent au diesel. Les prix du carburant le plus utilisé en France – c’est 57% du parc de véhicules particuliers – poursuivent la hausse entamée la semaine dernière (+6 centimes déjà). Il faut débourser 11 centimes supplémentaires le litre avec un prix moyen constaté en France de 1,95 euro, selon les derniers chiffres communiqués ce lundi par le ministère de la Transition écologique.
Alors qu’il était en baisse continue depuis le 13 juin, le diesel connaît une nouvelle hausse pour la deuxième semaine consécutive, retrouvant les niveaux enregistrés le 11 juillet. À l’époque, il coûtait 1,96 euros.
Une augmentation de 30 centimes ce jeudi
La reprise estivale qui a vu tous les carburants passer en dessous de 2 € le litre à partir du 6 juillet semble bien terminée. Concrètement, l’essence SP95-E10, qui avait également enregistré une baisse depuis le 6 juin (2,06 euros), a légèrement augmenté à la fin des vacances scolaires. Il est désormais affiché à 1,74 euros le litre.
Comment interpréter ces chiffres alors que le baril de Brent est passé sous la barre symbolique des 100 euros ? Les taux de change actuellement défavorables de l’euro par rapport au dollar semblent renchérir les importations de carburant, qui sont payées en devise américaine. Autre indice, selon l’économiste Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières : “La grande dépendance au diesel russe. Les routes commencent à se dessécher. Le marché européen de ce carburant est plus tendu qu’avant.”
Les automobilistes peuvent se consoler en plongeant dans le calendrier. A partir de ce jeudi 1er septembre, ils pourront bénéficier d’une remise à la pompe plus importante, accordée par le gouvernement dans le cadre du bouclier tarifaire de l’énergie. Il passera de 18 cents à 30 cents à partir du jeudi 1er septembre. Dans le même temps, TotalEnergies mettra en place une remise de 20 centimes dans toutes ses stations-service, hors autoroute.