Ce que l’on sait de la polémique sur “l’épidémie de vêtements islamiques” dans les lycées

l’incontournable Emmanuel Macron en déplacement à Marseille jeudi 2 juin, s’est exprimé sur le port de costumes islamiques à l’institut. Suite à la publication d’une enquête de L’Opinion, le président a qualifié d'”épidémie” la multiplication des abbayes et des kamis dans divers instituts.

Accompagné de Pap Ndiaye, ministre de l’Education, Emmanuel Macron s’est rendu à Marseille le 2 juin pour présenter les réformes souhaitées pour l’école. Mais une phrase a volé la vedette aux publicités éducatives. Suite à la publication du Sondage d’opinion sur l’essor du vêtement islamique à l’institut, le président de la République a parlé d’une “épidémie”. On fait le point sur cette polémique grandissante.

Qu’a dit le président ?

“Comme dans tous les cas, quand il y a des épidémies, il faut qu’il y ait des symptômes et on se mesure. Donc, on est en situation constante de mesurer (…) cette information”, a déclaré le chef de l’Etat après avoir évoqué la augmentation du nombre d’abayas. et kamis – robes et tuniques noires traditionnelles – dans divers instituts. Emmanuel Macron s’est appuyé sur la publication de L’Opinion qui révèle des faits qui portent atteinte à la loi de la laïcité. Le président a insisté sur la clarté de “la loi”. “Pour tous les élèves de nos écoles, il n’y a aucun signe religieux”, a-t-il déclaré. Il dit aussi vouloir “clarifier en tous chiffres” et “appliquer la loi de la République”.

Que dit le sondage d’opinion ?

Le journal a publié jeudi 2 juin un sondage indiquant que le nombre de lycéens, garçons et filles, portant une tenue considérée comme islamique a augmenté ces derniers mois. Selon le journal, “des abayes et des kamis ont fait leur apparition ces derniers mois aux portes de divers instituts”. Les jeunes seraient incités par les “défis” sur les réseaux sociaux à tenter de porter ces robes à leur lycée.

“Certaines académies, à des degrés divers, sont concernées”, mais aucun chiffre n’est précisé, l’Education nationale ayant choisi de ne divulguer aucune donnée. Alain Seksig, secrétaire général du Conseil des sages de la laïcité, créé par Jean-Michel Blanquer, précise que « cette montée est une réalité. […] il réfléchit à la manière d’y répondre”, ajoute-t-il dans l’article de L’Opinió. Selon nos confrères, les ministères de l’Intérieur et de l’Education ont été prévenus des “renseignements territoriaux” et des “rectorats” de la situation.

Quelles sont les réactions ?

La publication de l’article comme les mots du président, comme la prise de pouvoir médiatique, a agité les réseaux. Pour Marine Le Pen, c’est la faute à “nos dirigeants” qui “sont incapables de s’y opposer”.

Ces demandes vestimentaires seront si fréquentes que nos dirigeants ne pourront pas s’y opposer. Ces islamistes mènent, à travers les femmes et les enfants, un combat politique : celui de la charia. Tout le monde doit comprendre cela. https://t.co/fnmLo05ZJk

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 2 juin 2022

Joannie Berthet, présidente d’une association de parents d’élèves à Marseille, a confié à franceinfo sa fatigue. La polémique sur l’islam s’enchaîne et il le regrette. Pour elle, il vaudrait mieux “s’occuper du pouvoir d’achat qui intéresse le plus les Français”.

\ud83d\udde3\ufe0f “Sortons du burkini et continuons avec les propres problèmes de l’islam, à un moment donné, il faut arrêter”

Joannie Berthet, présidente d’une association de parents d’élèves à Marseille, évoque les costumes islamiques à l’école évoqués par Emmanuel Macron

\ud83d\udcfa #franceinfo #VIPol pic.twitter.com/PplwaxYfCw

— franceinfo plus (@franceinfoplus) 2 juin 2022

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