Orange avec 6Medias, publié le samedi 18 juin 2022 à 17h05
En l’absence de personnel cet été, certaines compagnies low-cost risquent de poursuivre en justice des sous-traitants et des concessionnaires automobiles, même au poste de pilotage, indique Europe 1. Les syndicats s’inquiètent pour la sécurité des vols.
Ceux qui partent en vacances en avion cet été pourraient avoir un pilote…
un indépendant, raconte-t-il à Europe 1. Les entreprises sont en effet confrontées à une pénurie de personnel à différents endroits (hôtesses, administrateurs, mais aussi pilotes), au point qu’EasyJet a prévenu que de nombreuses annulations de vous voudront cet été. Les aéroports sont également concernés : au moins 4 000 sièges doivent être pourvus dans les aéroports parisiens, et l’aéroport d’Amsterdam a dû décider d’annuler certains vols pour limiter le nombre de passagers.
Pour combler ces lacunes, certaines compagnies low-cost ont donc décidé de se tourner vers des indépendants, voire comme pilotes. Si le phénomène n’est pas nouveau, il pourrait augmenter sensiblement dans les prochaines semaines pour éviter l’annulation de trop nombreux vols et ne pas “perdre” trop de temps à former et embaucher du personnel. Europe 1 indique que Buzz, la filiale polonaise de Ryanair, est un sous-traitant couramment demandé, même si sa réputation n’est pas très bonne.
La sécurité des vols est une préoccupation pour les syndicats
“Cela pose plusieurs problèmes, notamment pour la sécurité des vols. Quand on est indépendant, on peut faire la mission fatigué ou malade”, a prévenu à la radio Olivier Cadiot, porte-parole du Syndicat national des pilotes de ligne. soulignant la précarité de la situation des entrepreneurs. D’autres compagnies aériennes historiques semblent souffrir moins sévèrement, comme Air France, qui a licencié moins de travailleurs depuis le début de la pandémie de Covid-19.
En revanche, le PDG de WizzAir, une compagnie aérienne hongroise à bas prix, a provoqué la colère des syndicats en exhortant récemment ses employés à “faire un effort supplémentaire pour éviter les annulations” en travaillant plus dur. L’European Cockpit Association, un syndicat de conducteurs européens, a par exemple expliqué que “demander à des pilotes qui volent quand ils sont fatigués, c’est comme donner les clés d’une voiture à un conducteur ivre”. Une situation qui pourrait donc pousser les entreprises à embaucher des pigistes et des intérimaires comme pilotes cet été.