Comme Antoine, Leïla avoue ressentir une petite pression pour revenir à un appareil plus sophistiqué. « Je ne me sens exclu de rien, des informations ou des invitations me viennent généralement, les gens m’appellent plus, et puis si je rate quelque chose, ce qui laisse plus de place au hasard et aux rencontres inattendues, ce n’est pas plus mal. les applications de guidage, j’aime bien demander mon chemin. Et puis, je suis un peu au clair de lune, j’aurais peur de le perdre, sans oublier qu’il faut le recharger en permanence.”
“Mais c’est vrai, je dois l’avouer, parfois je me sens dépendant des gens qui ont un smartphone et qui peuvent m’informer, notamment des groupes Whatsapp. Et je ressens une certaine pression, comme si on était obligé d’en avoir un”. par exemple pour le travail ou les paiements. L’autre jour, c’était dans mon bureau de banque où on m’a reproché de ne pas en avoir assez pour utiliser votre application. Mon frère était comme moi, il était content d’une “brique” mais il devait récupérer une Smartphone pour travailler J’ai un autre ami qui n’en a pas, même s’il utilise parfois celui de son amant.”
“En tout cas, je ne me sens pas seul, je connais plusieurs jeunes comme moi qui refusent ou abandonnent leur smartphone, comme s’ils en avaient marre de trop d’écran. Franchement accros, ils ont le dernier modèle et ils adorent ça !”
Un bel exemple de ce qu’on appelle le monde à l’envers…