C’est par le sang que le “Jonathan Daval” de Neupré a été démasqué

Le tribunal de première instance de Liège ouvrira lundi le procès de Laurent Silien, 38 ans, accusé du meurtre de sa compagne. Il s’était forgé un alibi qui lui permettait de jouer le veuf en pleurs pendant près de cinq mois. Mais ce fut une expérience d’éclaboussures de sang qui l’attrapa.

Article réservé aux abonnés Par Laurence Wauters Publié le 29/05/2022 à 17:17 Temps de lecture : 5 min

Le procès du tribunal de grande instance de Liège se déroulera à partir de ce lundi dans un village cossu de la commune bourgeoise de Neupré, dans l’arrondissement liégeois, où il est rare que des policiers soient appelés. Lorsque les secours arrivent au 25 rue des Bouvreuils, ils trouvent Laurent Silien en état de choc. Sa chemise légère, son short bleu ciel et ses pantoufles blanches étaient tachés de sang; Les dirigeants disent qu’il avait l’air émacié lorsqu’il est entré dans la maison. Dans le hall, ils avaient retrouvé le corps sans vie de sa compagne Karine Iskounene, 56 ans, dans son débardeur et portant toujours ses bijoux, baigné dans le sang qui coulait partout. Une batte de baseball – l’arme du crime – était appuyée contre le mur, laissant tomber deux cartons de pizza dont les contenants étaient encore chauds. Laurent Silien les emmenait dîner chez lui, a-t-il expliqué, lorsqu’il a appris ce qui s’était passé.

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