Rédigée dans un français approximatif, cette lettre frauduleuse constitue une menace imminente. “Nous aimerions vous informer d’une affaire cybercriminelle ouverte contre vous”, écrivent les escrocs qui se cachent dans l’ombre. “En l’absence de votre message, il s’agit d’un crime jugé par le tribunal correctionnel et puni principalement d’une amende. Veuillez répondre à notre message dans les 24 heures. »
Ce faux courriel vous menace d’une amende et d’une comparution devant le tribunal si vous ne répondez pas rapidement.
Le stratagème est clair : vous pousser à répondre rapidement puis vous inciter à fournir des informations personnelles et sensibles comme des coordonnées bancaires.
“Le message est très mal écrit et manque de crédibilité”, souligne le Centre belge de cybersécurité (CCB). « Il n’est pas envoyé depuis une adresse e-mail du Center for Cybersecurity Belgium (se terminant par @ccb.belgium.be). De plus, le CCB n’ouvre jamais de « dossiers » car il ne dispose pas d’une telle autorité. »
Menace ou récompense pour vous faire bouger
Un rappel sur lequel la tentative de phishing est basée. deux piliers :
– Vol d’identité. Tout est fait pour vous faire croire que le mail est envoyé par un service de police, une banque, une administration, un service public, un site marchand comme Amazon, etc.
– Menace ou récompense. Le texte du mail agite un de ces deux leviers pour vous forcer la main, pour vous pousser à réagir au plus vite. Exemple : Un colis est verrouillé et vous devez payer une petite somme pour le libérer.
Les experts du phishing envoient leurs messages dangereux en masse par email, mais aussi par WhatsApp, SMS, réseaux sociaux, etc. Ils profitent simplement de votre crédulité : c’est vous qui, de bonne foi, leur donnez des informations sensibles sur un plateau d’argent. Ils n’utilisent pas de logiciel de piratage et de piratage pour obtenir votre numéro de carte de crédit, par exemple.
Un faux email de Proximus début juillet 2022
Les tentatives d’escroquerie par e-mail arrivent par vagues. C’est une augmentation constante. Début juillet, il s’agissait d’un faux e-mail de Proximus vous demandant d’encoder votre adresse e-mail et votre mot de passe dans un endroit tout aussi fictif.