Philippe Martinez, l’actuel secrétaire général, a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat au congrès de mars prochain. Et son successeur devrait être une femme.
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Publié le 01/06/2022 07:55 Mis à jour le 01/06/2022 07:57
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Philippe Martinez a fait d’une pierre deux coups face aux dirigeants confédérés, mardi 31 mai. Le secrétaire général de la CGT, élu en 2015, a annoncé pour la première fois qu’il ne se représenterait pas en mars 2023 et passerait donc au secrétariat général. Il a alors proposé un nom, celui de Marie Buisson, actuellement secrétaire générale de la Ferc-CGT, la fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture, pour lui succéder. Une femme à la tête de la CGT : une première, 127 ans après la création du syndicat.
Devant les membres du comité exécutif confédéré, Philippe Martinez a d’abord expliqué que sa décision était prise depuis longtemps mais qu’il n’en avait pas parlé pour ne pas perturber l’organisation. Après sept ans à la tête de la CGT, il ne veut pas faire “trop de mandat”, résume un participant. Voici la version officielle.
Ensuite, il y a des conflits internes. Parmi les militants radicaux qui le jugent trop mou et ceux qui dénoncent une forme de brutalité dans sa façon de diriger, il y a suffisamment de critiques pour l’inciter à ne pas briguer un nouveau mandat, selon une source interne.
En choisissant Marie Buisson pour lui succéder, Philippe Martinez “veut bouger” la CGT, estime un autre participant, bien qu’il ne fasse pas aujourd’hui partie des poids lourds de l’organisation. Il avait également indiqué à franceinfo la semaine dernière qu’il souhaitait qu’une femme dirige la CGT “le plus tôt possible”.
Le deuxième syndicat français tiendra son 53e Congrès du 27 au 31 mars 2023 à Clermont-Ferrand.
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