Les deux enseignants ont posté une vidéo dans laquelle ils expliquent leur revendication, dénonçant, entre autres, les violences subies au quotidien au sein de l’école. Ils seront jugés en comparution immédiate le 4 juillet.
Les deux enseignants qui ont reconnu avoir aspergé de crème Jean-Michel Blanquer, en campagne pour les élections législatives de samedi à Montargis, ont déclaré lundi 7 juin à l’AFP qu’ils n’avaient pas prémédité leur acte et dénoncé sur Twitter une Education nationale à la “rentrée”. . libre “.
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Jean-Michel Blanquer faisait campagne dans un marché lorsqu’il a reçu de la chantilly sur le visage, avant de porter plainte. Sur leur compte Twitter “ProfsChantillyonneurs” créé dimanche, Christophe et Olivier, deux professeurs de technologie et d’arts plastiques à l’Université REP, expliquent en détail leur geste dans une vidéo scolaire intitulée “Blanquer mousse-Montargis-Porte de Chantilly”.
La violence subie au quotidien
“On allait au marché et c’est la saison des fraises”, a déclaré Christophe à l’AFP, qui a démenti toute tentative préméditée d’attaquer le candidat Blanquer. Enseignants pendant 20 ans, les deux hommes, âgés de 51 et 57 ans, accusés d’avoir usé de violence à l’encontre de l’ancien ministre, racontent dans leur vidéo les violences subies au quotidien au sein de l’établissement scolaire. “La violence, c’est 12% des élèves qui arrivent en 6ème et qui ne savent ni lire ni comprendre un texte. Combien sont sortis du système scolaire humiliés, méprisés et sans avenir ? », s’interrogent-ils.
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« La violence, ce sont des agressions physiques et des insultes au quotidien », c’est le manque d’adultes pour protéger nos enfants, les éduquer, les aider : pas assez d’infirmières, pas de psychologues, pas de surveillants. La violence, c’est mépriser les enfants et les parents en embauchant des gens sans formation en 30 minutes », s’écrient-ils en chœur.
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Jugé pour “rencontre avec la violence”
Point d’index “gelé depuis des années”, pouvoir d’achat “en berne”, “L’Education nationale est en chute libre mais Jean-Michel Blanquer a son parachute pour les législatives à Montargis”, critiquent les enseignants, qui dénoncent la candidature du premier . ministre dans sa circonscription ainsi que son histoire au sein du ministère. Ils ajoutent vouloir détailler dans une future vidéo “leurs conditions de détention et leurs 8 heures de garde à vue”.
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Les cinquante-deux comparaîtront devant le tribunal de Montargis le 4 juillet à 9 heures pour une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, ou plaider coupable. Ils devront répondre de “violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail”, un crime passible de trois ans de prison.
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