Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, à l’Elysée, le 4 juillet 2022. LUDOVIC MARIN / AFP
“La nomination de Christophe Béchu n’est pas de bon augure pour l’écologie. Elsa Richard, conseillère municipale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a écarquillé les yeux en apprenant la promotion express du maire d’Angers, lundi 4 juillet. « Vu l’ampleur de la transformation nécessaire, il aurait fallu quelqu’un ayant une culture de l’écologie. Il se décrit comme un technosolutionniste, cette vision de la science qui va nous sauver. C’est notre grande différence. »
L’élu écologiste évoque sans le nommer le projet de “territoire intelligent” qu’a voulu dans sa ville le nouveau ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, en 2019. Cent soixante-dix-huit millions d’euros investis en douze ans pour devenir une “ville zéro carbone”. ”. le territoire grâce aux « Internet des Objets », ces appareils connectés qui vont gérer l’éclairage de l’éclairage public, la collecte des ordures ménagères ou encore l’irrigation des plates-bandes.
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Dans les bancs de l’opposition, la socialiste Silvia Camara-Tombini n’est pas plus tendre : « Certes il y a un réveil dans son deuxième mandat de maire, mais sa prise de conscience est imposée et tardive. Sa première démarche en 2014 a été d’accorder la première heure de stationnement gratuit dans le centre-ville. Lorsqu’il s’agit d’étendre le réseau de tramway, M. Béchu est également frustré par les écologistes locaux : de nombreux arbres ont dû être sacrifiés dans le cadre des travaux. Le nouveau ministre a bien compris le symbole. Il dit avoir planté 122 000 arbres depuis 2019 et promis 100 000 autres en 2025.
“Ça a beaucoup évolué”
La gauche socialiste et écologiste, qui a dirigé la ville de 1977 à 2014, rappelle aussi que les classements flatteurs des magazines ne sont pas nouveaux. “Il reçoit des lauriers à chaque fois, mais il est géographique. Angers est entourée d’hectares d’espaces verts inondables. « Des milliers de mètres carrés qui augmentent la moyenne par habitant, même si évidemment ce n’est pas le seul critère qui est pris en compte dans ces classements.
“Franchement, parmi les politiciens de droite, il fait partie de ceux qui ont bien travaillé sur la question. Il a beaucoup évolué, se défend Corinne Bouchoux, l’ancienne sénatrice écologiste devenue, en 2020, vice-présidente d’Angers Loire Métropole en charge de la transition écologique. Nous l’avons vraiment mis au centre de nos politiques. Il a pris la mesure des paris, travaille dur et ne passe pas son temps sur les plats télévisés vantant Angers. Ce n’est pas de la communication, du buzz, mais de l’efficacité. »
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