Christophe Urios (Union Bordeaux-Bègles) : “Nous avons restauré une vérité”

Christophe Urios : “En deuxième mi-temps, j’ai eu la réponse que je cherchais. Au début on a été tendus, imprécis, ce qui ne nous a pas permis de bien débuter le jeu. Après la pause, ça a été mieux, on n’a pas raté. Avec la semaine que nous avons eue, c’est logique. Maxime Lucu a été bon, mais surtout il a été excellent durant la semaine, il a mené cette rébellion, il a su fédérer autour de lui, il a été très bon pour prendre ses responsabilités, très bon avec le jeu des pieds défensifs.

La semaine dernière, je me suis mis en colère parce que j’ai pris un gros risque. Nous avons dû nous révolter. Là, on a fait ce qu’on aurait dû faire la semaine dernière. Aujourd’hui nous venons de rétablir une vérité. Je leur ai dit ça après le match, sans le rajouter, parce que je n’avais pas envie de parler. Là, on vient de retrouver le niveau de la saison dernière, en demi-finale. J’ai pris un risque parce que j’ai signé pour les joueurs. Ma crainte était de savoir si nous pouvions nous remobiliser en cinq ou six jours. C’est la première fois que mes joueurs sont tous contre moi pour partir en guerre. Matthieu Jalibert est un champion. Mais les grands joueurs vous font gagner de gros matchs. Hier j’ai vu le Stade Tolousain, et surtout j’ai vu Antoine Dupont. »

Romain Buros, ailier de l’UBB : “La semaine n’a pas été facile, mais le groupe a bien fermé et on a vu qu’on était très proches ce soir, ça a payé. Pendant les quarante premières minutes, il y a eu beaucoup de combats. On a commencé à avancer après la pause, on a joué ensemble. C’est une victoire de caractère mais pas seulement. On a aussi été bon dans le jeu, on a fait un match solide, ça va nous aider à continuer cette phase finale. On sortait d’un match compliqué le week-end précédent à Perpignan.

C’est un match de phase finale, nous étions un peu tendus mais personne ne nous a trompés et c’est nous qui avons réussi à nous dégager en deuxième mi-temps. L’envie est là. Ce soir, nous avons montré que nous méritions d’être en demi-finale. C’est très bien d’arriver à Nice en toute confiance. Montpellier ? C’est une équipe très physique qui a fait une très bonne saison. Même si on les bat deux fois, c’est à mi-chemin, les compteurs recommencent. Ça a été une semaine tendue, mais c’est quelque chose à rester dans le vestiaire. C’était une semaine différente qui, pour moi, a été une très bonne semaine. »

Bastien Vergnes-Taillefer : “Avant le match, on s’est dit qu’il fallait tout donner. On les a battus pour les prendre, on a gagné le match des attaquants. Nous avons récupéré beaucoup de points de mêlée, ce qui nous a permis de rentrer à la maison et de marquer des points. A mi-parcours, c’était kif-kif, il fallait appuyer là où ça faisait mal, ils avaient l’air un peu fatigués. Après la défaite à Perpignan, on n’était pas bien, tout le monde était sens dessus dessous.

Des dirigeants comme Maxime Lucu et François Trinh-duc ont pris les choses en main. Ils ont organisé les vidéos, parlé des forces et des faiblesses de l’adversaire, évoqué l’ambiance. Christophe (Urios) était tellement en colère qu’il a laissé les dirigeants s’occuper des deux premiers jours de la semaine. Montpellier ? Là, on sort d’une fête qui va nous donner beaucoup de confiance. On sait qu’on va attendre, ce sera compliqué mais on y arrivera avec l’intention de gagner la partie. »

Maximes amusantes : “C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Je l’utilise beaucoup. Dès l’arrivée du bus j’ai remarqué l’ambiance du stade, c’est quelque chose qui fait du bien, il faut en profiter pour transporter le matériel. Nous avons abandonné nos forces au combat, c’est dommage de passer par cette proie. Nous avons échoué au milieu de la saison dernière, maintenant nous sommes de retour. Dans l’action du premier essai, j’ai vu qu’il manquait de rythme et j’ai vu qu’on s’impliquait trop dans son jeu, j’ai vu une bataille au maul, un intervalle, et j’ai pensé qu’il était temps. pour réveiller le stade.

On s’est parlé pendant la semaine, on a vu qu’on n’avait pas fait le travail à Perpignan, on a dû prendre ce truc pour écrire notre histoire. On a été un peu timide pendant longtemps, on a perdu confiance, il a fallu le retrouver. Le rôle de chef ? C’est un rôle que nous aurions dû assumer depuis longtemps. C’est aux joueurs de prendre les choses en main, de faire les choses différemment, de signaler ce qui se passe. Quant à Matthieu et Cameron, ça (les mots d’Urios) les ont piqués, mais il n’y avait pas qu’eux, on a tous perdu, il fallait regagner leur confiance, c’est ce qu’on a essayé de FAIRE. »

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