Comment éviter les pénuries d’essence cet hiver

Peu de gens croient encore que l’Europe aura du gaz russe pour se chauffer cet hiver. Il va falloir faire des économies d’énergie. Sans illusions : les prix atteindront certainement de nouveaux records.

Article réservé aux abonnés Journaliste du Département d’économie Par Bernard Padoan Publié le 14/07/2022 à 06:00 Temps de lecture : 6 min

Progressivement, mais sûrement, l’espoir de passer le prochain hiver au chaud grâce au gaz russe s’estompe. Ces dernières semaines, des États membres de l’UE et des sociétés gazières publiques et privées européennes ont annoncé des réductions des volumes livrés par Gazprom, le géant gazier russe, voire des coupures totales d’approvisionnement. Avant le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, 40 % de la consommation de gaz en Europe provenait des livraisons russes, principalement par gazoducs. Pourtant, aujourd’hui, pas une seule molécule ne transite par le “Yamal” – d’une capacité de 33 milliards de m3 par an – qui atteint l’Allemagne via la Biélorussie et la Pologne. Le trafic via l’Ukraine (100 milliards de m3 par an) est à son plus bas niveau. Et depuis lundi, le gazoduc Nord Stream 1, qui relie la Russie à l’Allemagne – 55 milliards de m3/an – est fermé.

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