Les membres de la Sûreté de l’État mènent des manœuvres pour les obtenir dès les premières étapes de leur formation. “Ne menez pas d’activités d’espionnage à l’étranger car la Sécurité est un service de renseignement intérieur non offensif”, a déclaré l’un. “Mais la technique est utile, par exemple, pour les agents chargés des contacts avec les sources. Place du Luxembourg, au moment où les travailleurs des institutions européennes quittent leur bureau, l’exercice est mené par la Sûreté dans la proposition de la RTBF pour mieux comprendre les techniques et les menaces de l’espionnage*.
Chaque information est une pièce d’un puzzle
La cible est choisie au hasard. Très vite, les soi-disant amis entament une conversation. L’approche est inoffensive et agréable. Cependant, il s’agit d’une manipulation savamment déguisée. “Pour trois informations reçues de la cible, j’en donne une sur moi. Sinon, le dialogue est à sens unique et cela éveille les soupçons”, explique l’un des agents. Au bout d’une demi-heure, le temps imparti au test, les informations recueillies sont variées : nom, âge, adresse e-mail, dernier voyage à l’étranger, etc.
Rien de bien secret ? Non, mais “l’espionnage ne se limite pas au vol de documents confidentiels ou secrets”, souligne la Sûreté d’Etat, qui compare le mécanisme à un puzzle : “Chaque pièce est un élément supplémentaire qui peut être utilisé contre vos intérêts”.