Corps à corps entre explorateurs et commune wallonne : c’est de cela qu’on leur a reproché

Après l’affrontement entre 242 scouts et le maire de La Roche suite à l’obligation de quitter leur camp, la décision est tombée. Le Conseil d’État annule l’arrêté du maire autorisant les scouts à rester dans l’enceinte.

Par Belga Publié le 28/07/2022 à 09:26 Temps de lecture : 3 min

Le Conseil d’État, saisi d’un recours en extrême urgence, a suspendu mercredi soir l’arrêté du bourgmestre de La Roche-en-Ardenne, Guy Gilloteaux, d’expulsion d’une unité scoute de Wilkrijk du camping qui habitait la commune. , à Samrée.

La décision du tribunal administratif supérieur a été annoncée par la direction de la troupe Oosterveld et son contenu a été confirmé par M. Gilloteaux (MR) dans l’agence belge. L’arrêt considère que les moyens de défense n’ont pas été respectés dans le cadre de la procédure administrative ayant donné lieu à la décision incluant la suspension, ce que le maire conteste.

L’unité Oosterveld, basée dans le quartier anversois de Wilrijk, avait déménagé à La Roche pour leur camp d’été, suite à la soudaine indisponibilité de la place qu’ils avaient réservée à Hotton.

Ces derniers jours, plusieurs riverains se sont plaints, notamment des nuisances sonores. Les explorateurs flamands ont également été accusés d’avoir enfreint la stricte interdiction de feu de la municipalité, en raison de la sécheresse et de problèmes de santé. M. Gilloteaux décide alors d’expulser le groupe de 240 scouts quelques jours avant la fin du camp par un arrêté, qui est suspendu par le Conseil d’État.

Le maire, cependant, dans un courriel adressé au secrétaire du Conseil d’État, a souligné qu’il considère, dans sa sentence, que les moyens de défense n’ont pas été respectés dans le cadre de la procédure administrative qui a donné lieu à la décision suspendre votre commande.

M. Gilloteaux écrit que le Conseil d’Etat “a méconnu les droits de la défense dans le cadre de cette procédure de suspension en me notifiant à 15h17 la fixation d’une audience à 16h00, en pleine connaissance de l’impossibilité de s’y rendre depuis la L’objet même de la suspension était dirigé contre une décision qui spécifiait “Maire de La Roche-en-Ardenne”. Selon lui, les moyens de défense des plaignants pourraient être exposés dans le cadre de la procédure administrative qui demande la condamnation de suspension.


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Pour le maire, “les représentants des scouts ont été entendus successivement par la police locale (avec procès-verbal dressé) puis dans le cadre de la procédure administrative par l’officier de sanction communal puis par moi-même, en tant que maire, en présence du directeur général (de la localité, ndlr) et police. »

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