Corrosion des réacteurs nucléaires : la stratégie de contrôle d’EDF jugée “adéquate” par l’ASN

Avec cette décision de la police nucléaire, la France échappe à un scénario noir pour son approvisionnement en électricité, déjà très tendu pour l’hiver prochain.

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Publié le 27/07/2022 à 20:01 Mis à jour le 27/07/2022 à 20:04

Temps de lecture : 1 mn.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a validé mercredi 27 juillet la stratégie de contrôle d’EDF concernant les problèmes de corrosion constatés sur certains réacteurs de son parc français. « L’ASN considère que la stratégie d’EDF est appropriée compte tenu des connaissances acquises sur le phénomène et les enjeux de sûreté associés », explique l’Autorité dans un communiqué.

EDF prévoit de contrôler tous ses réacteurs en 2025 par ultrasons pour rechercher des traces de ce problème, qui a provoqué l’arrêt de 12 des 56 réacteurs, et le groupe doit contrôler en priorité les zones les plus sensibles. 1 300 MW.

« Cependant, s’agissant du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Belleville, l’ASN considère que l’inspection de ce réacteur prévue en 2024 est trop tardive », précise-t-il. L’ASN considère que la connaissance du phénomène dit de “corrosion sous contrainte” est “encore évolutive” et que “le programme d’inspection devra être adapté si les inspections ou analyses révèlent des éléments nouveaux”.

Ce problème de corrosion de certains circuits pèse cette année sur les perspectives de production d’électricité nucléaire et les résultats financiers d’EDF, dont le gouvernement envisage de le renationaliser à 100 %. Il a également soulevé des inquiétudes quant à l’approvisionnement en électricité de la France l’hiver prochain. Trente des 56 réacteurs sont actuellement à l’arrêt, dont 12 pour cause de corrosion et 18 pour maintenance programmée.

De ce point de vue, la décision de l’ASN mercredi n’aggrave pas la situation, car la police nucléaire ne demande pas des contrôles plus rapides, synonymes d’arrêt du réacteur, mais au fond valide l’EDF. Le producteur d’électricité avait estimé en mai qu'”il n’était pas nécessaire d’anticiper de nouveaux arrêts de réacteurs”.

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