Des personnes attendent un test Covid-19 à Lisbonne, au Portugal, le 23 mai 2022. JORGE MANTILLA / NURPHOTO / AFP
On y va encore une fois. La reprise de l’épidémie de Covid-19 à l’échelle européenne était prévisible, mais chacun a préféré regarder ailleurs. Ainsi, en une semaine, le nombre de nouveaux cas en France a augmenté de près de 50%, avec 45.700 nouvelles contaminations par jour durant la période du 12 au 18 juin (ils étaient 365.000 au pic de l’épidémie mi-janvier).
Assouplissement des gestes barrières dans les entreprises, les transports en commun, les espaces festifs et de loisirs, etc. ; faible observance du second rappel parmi les populations éligibles (c’est-à-dire, en France, les personnes avec comorbidités et âgées de plus de 60 ans ayant reçu un premier rappel il y a plus de six mois) ; affaiblissement, aussi, au fil des mois, de la protection conférée par trois doses de vaccin… Le virus exploite ces défauts à volonté pour se faufiler et prospérer.
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Notamment parce que les derniers représentants de la variante Omicron –BA.4 et BA.5– ont acquis des atouts évolutifs : contagiosité accrue, par rapport à son prédécesseur BA.2 (qui atteignait déjà des niveaux record de transmissibilité) ; et une nouvelle capacité à échapper aux défenses acquises par la vaccination ou les variantes précédentes, voire par Omicron lui-même dans sa première version, BA.1.
Résultats : Dans tous les pays européens, le tableau est similaire. Une recrudescence des cas, tirée principalement par la propagation des sous-variantes BA.4 et surtout BA.5. Sans que, pour l’heure, cette recrudescence des infections ne se traduise par une augmentation significative des hospitalisations et des décès, mais par une légère augmentation. Seul le Portugal fait exception : il a déjà été touché par la vague, et il la voit, au bout de deux mois, commencer à baisser.
Mardi 21 juin, le taux d’incidence atteignait 477 cas pour 100 000 habitants, soit 49 % de plus que la semaine précédente, selon les dernières données de Santé publique France (SpF). Cette reprise, amorcée au début du mois de juin, s’observe dans toutes les régions métropolitaines et dans presque toutes les tranches d’âge. Une personne infectée pollue en moyenne 1,39 personnes de plus.
La sous-variante BA.5 est désormais responsable de plus de la moitié des nouvelles infections. Du 12 au 18 juin, 45 697 nouveaux cas par jour ont été confirmés, selon la base de données pollution SI-Dep. Le taux de dépistage était de 1 993,6 pour 100 000 habitants (+ 6,2 % par rapport à la semaine précédente), et le taux de positivité était de 23,9 % (+ 4,2 points).
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