Covid-19 : L’Assemblée nationale rejette l’article sur le laissez-passer sanitaire aux frontières

L’article 2 du projet de loi santé examiné hier soir à l’Assemblée nationale n’a pas été adopté. Il prévoyait la possibilité d’imposer jusqu’en janvier 2023 une carte sanitaire aux frontières et de voyager avec la Corse ou à l’étranger.

Changement spectaculaire à l’Assemblée nationale. La majorité présidentielle a de nouveau été battue hier soir par des élus du Nupes, du Congrès national et des Républicains. Les députés ont en effet voté contre l’article 2 du projet de loi “désormais provisoirement un système de surveillance et de sécurité sanitaire dans la lutte contre le covid-19”.

Cet article, rejeté par 219 voix contre 195, prévoyait la possibilité d’imposer une carte sanitaire aux frontières et pour voyager avec la Corse ou outre-mer.

L’opposition a immédiatement accepté ce vote. “Les sanitaires partent à la poubelle. Le temps des Playmobiles est terminé !” a tweeté Mathilde Panot, présidente du groupe LFI.

“La situation est grave”

Mais la majorité présidentielle a déploré le “mariage d’amour” entre La France insoumise et le Rassemblement national. “Finalement, nous n’avons pas dû attendre longtemps”, a lancé Bruno Millienne, député du MoDem des Yvelines.

Sur Twitter, Elisabeth Borne a réagi en pleine nuit. “Le moment est grave. En s’unissant pour voter contre les mesures françaises de protection contre le Covid LFI, le LR et le RN empêchent tout contrôle aux frontières contre le virus”, a-t-il lancé.

“Après l’incrédulité de ce vote, je me battrai pour que l’esprit de responsabilité prévale au Sénat”, écrit le Premier ministre, les sénateurs pouvant encore rétablir l’article 2 du projet de loi.

Le texte adopté au milieu de la nuit

En l’état, le texte confirme donc l’expiration au 1er août du cadre de “droit commun exorbitant” de l’état d’urgence sanitaire et du régime de gestion de crise mis en place fin mai 2021.

L’article 1, adopté en début de soirée, permet toutefois, en raison d’une situation épidémique encore fragile, de continuer à collecter des données de santé dans les tests de dépistage (dispositif SI-DEP).

Après de longues heures de débat, le texte a finalement été adopté à minuit.

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