Point sur la situation épidémique
Avec l’arrivée des sous-variantes BA.4 et BA.5, le nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 en France n’a cessé d’augmenter pour dépasser les 50 000 en moyenne sur une semaine. Si ce chiffre est le plus élevé depuis début mai, il reste cependant loin des 140.000 cas enregistrés en sept jours en moyenne fin mars, ou des plus de 350.000 fin janvier lors du pic. .
Les chiffres augmentent également en termes d’admissions à l’hôpital. « Au 21 juin, il y avait 14 410 patients atteints du Covid-19 hospitalisés, dont 855 en réanimation. Cette semaine, nous avons une augmentation de 12 % des patients en soins intensifs », a déclaré à franceinfo Delphine Viriot, épidémiologiste française de Santé publique.
Quelles seraient les nouvelles mesures ?
Selon un projet de loi, publié par le site Atlantico et dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP par le ministère de la Santé, le gouvernement envisage d’instaurer un passage frontalier à l’arrivée en France, Corse et DOM-TOM.
Ce laissez-passer sanitaire (test négatif, test de vaccination ou certificat de rétablissement) pourrait être imposé par arrêté du Premier ministre Elisabeth Borne dès l’âge de 12 ans. Ce pass serait lancé pour se déplacer vers ou depuis le territoire, la Corse ou l’une des collectivités d’outre-mer. Le personnel travaillant dans les services de transport concernés (trains, avions, bus traversant les frontières) pourrait également être contraint de subir cela.
Le gouvernement prévoit également de prolonger jusqu’au 31 mars 2023 les fichiers informatiques SI-DEP (résultats des tests de dépistage) et Contact Covid (personnes infectées et cas contacts).
Surveillance et anticipation des risques sanitaires
Et puis le gouvernement pourrait mettre en place un “comité de surveillance et d’anticipation des risques sanitaires”. Cette nouvelle instance, rattachée aux ministres de la Santé et de la Recherche, serait chargée d’émettre “des avis sur la situation sanitaire et les connaissances scientifiques y afférentes”. Il pourrait alors faire des recommandations et sa mission rappelle celle du Conseil scientifique, mais avec une petite modification, les travaux de cette commission seront “communiqués” aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Le carnet de vaccination serait exclu des mesures prévues pour freiner cette éventuelle nouvelle vague de Covid-19 en France. C’est Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, qui l’a confirmé : « Aujourd’hui, il n’est pas question d’étendre le régime d’urgence sanitaire. On n’est pas sur le carnet de vaccination, en état d’urgence […] Ce qui nous importe, c’est de nous assurer de pouvoir intervenir si nécessaire, avec la mise en place de mesures de freinage si la situation évolue, voire dégénère après le 31 juillet. »
2ème rappel et masque obligatoire ?
Les personnes de plus de 60 ans, pour celles qui ne l’ont pas encore fait, ont été invitées à recevoir leur deuxième rappel de vaccination. Alain Fischer, président du conseil de pilotage de la stratégie de vaccination du gouvernement, a en outre confirmé qu’il n’y avait plus d’effets secondaires lors d’une quatrième dose. “C’est simple : les 8,5 millions de Français éligibles qui ne l’ont pas encore reçu doivent se rendre dans leur pharmacie ou chez leur généraliste”, a-t-il précisé.
Cette dernière s’est également prononcée en faveur du port à nouveau du masque dans les transports, dont l’obligation a été levée mi-mai.
Alors, faut-il le réinitialiser ? « Certainement pour les personnes fragiles, et probablement pour l’ensemble de la population. Comme c’est une mesure de protection collective et en faisant le petit effort du port du masque, on contribue à protéger les personnes fragiles”, a expliqué Alain Fischer.