Ce travail, mené aux Pays-Bas, est, de par son ampleur et sa méthodologie, une pièce importante pour mieux appréhender le risque de Covid à long terme.
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Publié le 08/05/2022 à 06:55 Mis à jour le 08/05/2022 à 06:57
Temps de lecture : 1 mn.
Parmi les personnes atteintes du Covid-19, une sur huit conserve l’un des symptômes caractéristiques du Covid-19 au long cours, selon une étude publiée vendredi 5 août dans la revue scientifique The Lancet. Ce travail, mené aux Pays-Bas, est, de par son ampleur et sa méthodologie, une pièce importante pour mieux comprendre le risque de Covid long, c’est-à-dire la persistance de symptômes durables après une infection à coronavirus.
En l’état actuel des connaissances, on sait qu’il existe des séquelles spécifiques d’une infection à coronavirus chez certains patients et que celles-ci ne peuvent s’expliquer uniquement par des troubles psychosomatiques, comme le proposaient initialement certains médecins. Mais la fréquence de ces troubles et, plus encore, les mécanismes physiologiques par lesquels ils surviennent sont largement méconnus. Si l’étude du Lancet ne répond pas à cette seconde question, elle permet de mieux préciser le premier élément, d’abord parce qu’elle a été réalisée chez un grand nombre de patients : plus de 4 000 personnes atteintes du Covid.
Ces symptômes comprennent “des douleurs abdominales, des difficultés et des douleurs respiratoires, des douleurs musculaires, une agueusie ou une anosmie, des picotements, une gêne dans la gorge, des bouffées de chaleur ou de froid, une lourdeur dans les bras ou les jambes, ainsi qu’une fatigue générale”, énumère cette étude publiée. . “Chez 12,7% des patients, ces symptômes peuvent être attribués au Covid-19”, trois à cinq mois après l’infection, concluent les auteurs.
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