Covid-19 : Vers un nouveau rappel vaccinal d’automne pour tous les plus vulnérables

Face au scénario “hautement probable” d’une reprise imminente du trafic Covid-19 en France, les autorités sanitaires recommandent un nouveau renforcement du vaccin d’automne pour toutes les personnes à risque, cette fois celles souffrant de comorbidités.

Les personnes de moins de 60 ans et les personnes immunodéprimées pourraient déjà recevoir une seconde dose de rappel. Désormais, d’autres Français à risque de souffrir de formes graves de la maladie, comme les diabétiques, les personnes obèses ou encore les personnes atteintes de troubles psychiatriques, seraient éligibles.

L’objectif est “d’anticiper” pour “limiter l’impact d’une future vague, notamment sur les plus vulnérables”, réduire la mortalité “liée au Covid-19 et à la propagation de l’épidémie, maintenir les capacités du système de santé et les moyens vitaux besoins opérationnels du pays », a expliqué la Haute Autorité de santé dans un communiqué ce mercredi.

Car, même si l’épidémie semble se stabiliser en France, “il est très probable que la circulation du virus s’intensifie à nouveau périodiquement”, souligne cette autorité sanitaire conseillant le gouvernement.

Des trois scénarios décrits par l’Organisation mondiale de la santé pour les mois à venir, du plus optimiste au plus pessimiste, il juge celui “le plus probable” du milieu : un impact “moindre” de l’épidémie “grâce à une immunité durable et de quoi limiter les formes graves et les décès. »

Mais “des pics de transmission périodiques pourraient survenir en raison de la proportion croissante de personnes dont l’immunité est réduite”, ce qui nécessiterait un rappel “périodique” pour les personnes les plus à risque, indique la HAS.

D’ici l’automne, la nouvelle campagne de vaccination anti-Covid pourrait rejoindre la campagne contre la grippe saisonnière, “pour des raisons de mobilisation et de logistique”.

La HAS recommande également “d’envisager la vaccination par les professionnels de santé, notamment au regard des données futures sur l’efficacité du vaccin contre les formes asymptomatiques de la maladie”.

Le type de vaccin à privilégier pour chaque catégorie de population sera précisé, le cas échéant, ultérieurement, une fois que de nouveaux vaccins anti-Covid auront été autorisés en France, ciblant par exemple plusieurs variants à la fois.

– “Beaucoup” d’incertitudes –

C’est maintenant au gouvernement de décider de suivre ou non la recommandation de la HAS, ce qu’il n’est pas obligé de faire.

Si elle a estimé que “le plus dur est derrière” l’épidémie de Covid-19, la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a appelé mercredi à la “vigilance” sur un éventuel retour ou “petite flambée” à l’automne.

A ce stade, le gouvernement Borne invite “les personnes les plus vulnérables à continuer à avoir les gestes barrières, à se protéger, à se faire vacciner”, a-t-il ajouté à RTL, lors de son premier entretien à son nouveau poste.

Jusque-là, le rythme de vaccination avec les deuxièmes rappels anti-Covid, réservés aux personnes de plus de 60 ans et immunodéprimées, stagnait. Depuis un mois, il y a eu environ 25 000 injections de ces “quatrièmes doses” (plus nombreuses pour certains immunodéprimés) par jour.

Parmi les plus de 80 ans, 20 % ont reçu ce nouveau « coup de pouce ». Entre 60 et 79 ans, il est encore plus bas, autour de 7 %.

“Les choses s’améliorent, il y a une tendance à la baisse, donc les gestes ralentissent et les gens pensent peut-être moins à utiliser le vaccin”, a déclaré le ministre. “Nous devons remettre cette question sur la table.”

Et, souligne la Haute Autorité de Santé, il faut “poursuivre aujourd’hui les efforts pour vacciner les personnes à risque qui ne sont pas vaccinées ou qui n’ont pas encore reçu leur première dose de rappel”.

C’est notamment le cas de certains Français âgés de 80 ans et plus : près d’un quart n’ont pas de premier souvenir.

Quant à une éventuelle quatrième dose de vaccin pour toute la population, elle n’est pas au programme pour le moment.

Mais comme les incertitudes restent “nombreuses” sur la tournure que prendra l’épidémie, notamment sous l’effet de variants plus sévères ou transmissibles, la HAS juge “nécessaire de se préparer à anticiper le scénario pessimiste” qui nécessiterait une quatrième dose. . pour tous les adultes.

Les soulignements (BA.4 et BA.5) de la variante Omicron sont actuellement sous surveillance, suspectés d’être plus transmissibles, mais pas apparemment plus graves pour le moment.

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