Deux ans et demi après le début de la pandémie, la perte du goût et de l’odorat, ou leur altération, font désormais partie des symptômes dits les plus spécifiques du Covid. Mais on manque cruellement de chiffres sur leur fréquence et surtout sur le temps qu’ils mettent à se résoudre.
Pour y répondre, l’étude BMJ a compilé vingt travaux antérieurs, représentant au total plus de 3 500 patients. Cette approche donne plus de poids à ce type d’étude qu’à un travail isolé.
Au terme de cette étude, les auteurs concluent qu’au bout de six mois, 2% des patients déclarent ne pas avoir retrouvé leur goût et 4% font de même avec leur odorat. Cependant, il y a un flou quant à savoir s’il a complètement ou seulement partiellement récupéré ces sens. En tenant compte de cet élément, on estime que ces sens restent durablement altérés chez environ 5 % des patients : 5,6 % pour l’odorat et 4,4 % pour le goût.