La crise automobile s’intensifie. Après de longs délais de livraison pour les voitures neuves et une offre limitée de véhicules d’occasion, la Belgique connaît une pénurie de pièces de rechange. Ce phénomène s’explique en partie par une baisse de la production pendant la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et le passage à la livraison par bateau au lieu de l’avion pour les pièces en provenance de Chine, ce qui allonge considérablement les délais de livraison.
Dans ce contexte d’attentes interminables, l’enjeu pour les mécaniciens est de trouver des solutions d’urgence en Flandre et en France. Solutions à long terme.
Et comme le veut le principe de l’offre et de la demande, lorsque l’offre diminue, les prix explosent. “Nous avons récemment acheté deux feux arrière pour une voiture low-cost de la gamme véhicule”, explique un garagiste. “On s’est retrouvé avec une facture de près de 1 000 euros HT alors que ces feux coûtaient beaucoup moins cher jusqu’à il y a un an ou deux. Je plains les clients qui doivent les réparer à leurs frais. Aujourd’hui c’est devenu impossible.”
Une autre conséquence en cascade est que les voitures de remplacement sont utilisées plus longtemps et commencent à s’user.
La fédération automobile précise qu’il est impossible de savoir quand cette guerre prendra fin. Le puzzle ne fait peut-être que commencer.