INFO LE FIGARO – Le chef de l’État, de passage mardi dans la Manche, confie au président du Samu-Urgences de France, François Braun, la mission d’apporter des solutions à un système de santé en crise.
Envoyé spécial à Cherbourg (Manche)
L’hôpital public n’a pas de sang. Longtemps fragilisés par un manque de moyens humains et financiers, les personnels soignants et professionnels de santé sont mis à rude épreuve depuis deux ans par une crise épidémique sans précédent. Compensée ces derniers mois par les efforts des toges blanches pour faire face aux vagues successives de Covid-19, la précarité de ce secteur clé est mise au jour avec cruauté. A l’approche des vacances d’été, environ 120 services d’urgence seraient fermés ou menacés de fermer dans le pays, selon une liste établie par l’association Samu-Urgences de France (SUdF).
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D’où le déplacement d’Emmanuel Macron à l’hôpital public du Cotentin à Cherbourg (Manche) ce mardi après-midi. L’occasion pour le président de la République de promouvoir le “modèle” de fonctionnement local, où l’accès aux soins – tant aux urgences hospitalières qu’à la médecine de ville – s’organise collectivement autour de différents acteurs, évitant ainsi la saturation. Ceci est principalement dû à l’intermédiation téléphonique quotidienne par le Samu, entre 15h30 et 8h.
L’occasion aussi pour le chef de l’Etat, selon les informations du Figaro, d’annoncer la création d’une “mission flash” sur les urgences. Chargé de proposer des solutions, ce groupe de travail devrait être confié au chef des urgences du CHR Metz-Thionville et président du Samu-Urgences de France, François Braun, pour qui une chaise a également été installée au premier rang du petit une. salle de réunion sur place. L’homme, qui s’est fait connaître du grand public pendant la pandémie, a remarquablement joué les rôles de “Monsieur Santé” auprès du candidat à la présidentielle pendant la campagne, aux côtés de deux collègues.
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