Sur TF1, Emmanuel Macron a souligné que son déplacement à Kyiv, critiqué par l’opposition à trois jours du second tour des législatives, visait à “protéger notre pays”.
L’actualité photographique. Par AFP Publié le 16/06/2022 à 21:59 Temps de lecture : 2 min
Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi que la France aidait la Roumanie à faire transiter de grandes quantités de céréales bloquées vers l’Ukraine en l’absence d’un “cadre” leur permettant de quitter la mer Noire en raison du blocus russe.
“Nous allons poursuivre la confrontation diplomatique avec la Russie, avec le secrétaire général des Nations unies”, pour utiliser le port d’Odessa comme port de départ des semences (maïs, blé…) “qui sont bloquées”, a expliqué le Président français sur la chaîne de télévision privée TF1, interrogé à Kyiv.
Mais “parce que la Russie refuse”, “nous travaillons sur une autre route, qui doit passer par la Roumanie”, Odessa n’est qu’à “quelques dizaines de kilomètres” de la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie. Car “cela permettrait” d’accéder au Danube et aux voies ferrées notamment “afin d’acheminer ces céréales vers les marchés internationaux”, a-t-il précisé.
La Roumanie, où Emmanuel Macron s’est rendu mardi et mercredi avant de se rendre à Kyiv, est “en train de faire des investissements” pour “constituer une sorte de point de liaison”, à partir duquel “on peut beaucoup plus vite et massivement on ne peut pas”. ” aujourd’hui pour exporter ces céréales. “La France” vous aidera avec nos experts, nos militaires, nos entreprises”, a ajouté Emmanuel Macron.
Sans parvenir à un accord jusqu’à présent, l’ONU négocie depuis plusieurs semaines avec Moscou, Kyiv et Ankara, des garanties militaires de l’utilisation de la mer Noire pour les navires civils, un accord qui permettrait aux céréales de sortir sans danger.L’Ukraine et les engrais produit par la Russie pour revenir sur le marché international.
Si un accord est conclu, il réduira les prix des denrées alimentaires et atténuera la crise alimentaire mondiale, qui est exacerbée par l’invasion russe.
Sur TF1, Emmanuel Macron a souligné que son déplacement à Kyiv, critiqué par l’opposition à trois jours du second tour des législatives, visait à “protéger notre pays” car “le prix de l’essence, le gaz et la hausse des achats sont liés à ce conflit, aux élections que la Russie fait chaque jour pour jouer avec les matières premières dont elle dispose pour les faire monter et nous mettre la pression. »