Un élu centriste dénonce une tentative de viol en 2010 et accuse Damien Abad. Le ministre nie une nouvelle fois les faits allégués et évoque “une véritable traque”.
Un nouveau témoin accable le ministre des Solidarités. Un élu centriste dénonce le viol présumé de Damien Abad lors d’une soirée en 2010. Une nouvelle accusation diffusée par nos confrères de Mediapart.
“Je ne peux plus me taire”
“Je ne peux plus me taire aujourd’hui. Si je parle, c’est parce que ça s’arrête, que je ne peux pas recommencer”, a déclaré la femme à Mediapart. Et pourtant, sa “culture n’est pas de parler à la presse”. Il évoque une soirée chez Damien Abad où il a initialement refusé de se rendre en raison de divers gestes politiques “inappropriés”. Il dit alors avoir vu “quelque chose” au fond de son verre et est allé dans la salle de bain pour recracher la boisson.
Lorsqu’il a tenté de revenir des toilettes, Damien Abad l’aurait attendu derrière la porte. Il l’aurait “poussée dans une pièce de l’autre côté de la rue” et aurait tenté de lui imposer une fellation. “J’ai eu peur, j’ai été assommé. Je me suis battu, je l’ai frappé au ventre”, raconte son accusateur. Elle aurait réussi à lui échapper après qu’une autre personne soit entrée dans la pièce.
Damien Abad répond
Selon Mediapart, les propos tenus par l’élu centriste sont “étayés par les témoignages de huit personnes, en qui il a confiance ou qui ont pu être témoins de certains éléments de son histoire”.
Dans un communiqué diffusé par Le Progrès, Damien Abad dément cette troisième accusation et parle d’un « acharnement, une vraie traque ». Le candidat aux législatives dénonce un “horaire judicieusement choisi” pour le journal et un “parti pris” de l’enquête. Et d’ajouter : “Quant aux allégations rapportées, je me révolte et les réfute catégoriquement.”