De nombreux militants du climat à l’assemblée de TotalEnergies ont pourtant lieu

TotalEnergies a rencontré ses actionnaires en assemblée générale ce mercredi. Il devait commencer à 10h. L’accès à la salle était initialement impossible car des centaines de personnes étaient assises devant la salle Pleyel en chantant “Total Assassin”.

Pour l’anecdote, le groupe avait pris les devants avec des journalistes les avertissant que les ordinateurs ne seraient pas autorisés dans la salle pour des raisons de sécurité. Heureusement, le portable épargné par cette curieuse mesure de restriction, je peux vous informer en direct des événements à venir.

J’ai pu parler à un responsable de la manifestation. Il m’a expliqué que ” des questions et des émeutes pendant l’AG, ça s’est fait par le passé et cette fois ils ont voulu frapper fort. Total ne respecte pas les recommandations de l’accord de Paris sur le climat. Nous devons agir. Du coup, face à ce blocage, il était possible que l’AG ne tienne pas le coup. L’entreprise elle-même ne savait pas ce qui allait se passer.

Les actionnaires ont patienté derrière les barrières, attendant le début de l’assemblée qui était prévue à 10h. On entend : ” Total, Total, il faut choisir les énergies fossiles ou notre avenir ! »

Je suis enfin dans la salle, presque vide, l’assemblée a commencé peu après 10h du matin, mais avec très peu de participants.

Plus de détails à suivre.

Pourquoi un AG chaud?

La salle Pleyel est quasiment vide pour l’assemblée générale de TotalEnergies

| Crédits photos : DR

De nombreux actionnaires s’opposent fermement à la stratégie climat du groupe et ont annoncé qu’ils voteraient contre la résolution 16 du “say on climate” (cette résolution 16 sur la politique climat de l’entreprise, qui est soumise au vote consultatif des actionnaires, a recueilli 91,88% des voix “en faveur” l’année dernière). Il s’agit d’Ofi AM, Meeschaert Amilton, Mandarine Gestion et Sycomore AM. Edmond de Rothschild AM et La Financière de l’Echiquier déplorent également le manque d’alignement de l’entreprise sur un scénario limitant le réchauffement climatique à 1,5 degré.

On rappelle le refus, fin avril, de TotalEnergies de mettre à l’ordre du jour une résolution externe présentée par une coalition d’actionnaires sur la stratégie climat car « contrevenir aux règles légales de répartition des pouvoirs entre les organes de la société. Pour le groupe, c’est au conseil d’administration de définir la stratégie de transition énergétique et non à l’assemblée générale. BP et Shell se sont mis d’accord pour mettre ces résolutions à l’ordre du jour. Aux États-Unis, la SEC décide de la recevabilité des résolutions. Les actionnaires révoqués ont donc saisi l’AMF, mais la police boursière n’a pas répondu à sa demande.

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