Débat législatif : je vais à Véran !

Pouvoir d’achat, retraites, éducation… Olivier Véran a été la cible jeudi soir, lors d’un débat parfois houleux, par des représentants de gauche, de droite et d’extrême droite, dès le premier tour de la législature.

“Vous avez très hâte de tomber sur moi dès qu’on parle des retraites”, a déclaré le ministre des Relations avec le Parlement et ancien ministre de la Santé et des Solidarités, chargé de ce dossier par Olivier Faure (Nupes-PS). Olivier Véran, situé entre Isabelle Florenne (Mouvement démocrate) et Brigitte Fouré (UDI), a défendu la prolongation de la journée annoncée par Emmanuel Macron, et les mesures déjà mises en place et d’autres qui viendront pour le pouvoir “d’acheter”.

Gel des prix, hausses de salaires, baisses d’impôts : l’opposition a présenté ses propositions, sanctionnées comme des projets non financés par Olivier Véran, qui défendait l’équilibre d’Emmanuel Macron. “Le seul chèque que nous connaissons ce soir, c’est le chèque en blanc que demande Olivier Véran”, s’est moqué Olivier Faure. “L’auditeur, M. Véran, a dit qu’il était socialiste. J’ai l’impression de revoir un ancien du RPR des années 1980”, raconte Ian Brossat (Nupes, PCF).

Règles de l’Arccom

L’un des échanges les plus virulents a cependant porté sur l’éducation, lorsque Jordan Bardella, président par intérim de l’Assemblée nationale, a accusé le ministre Pap Ndiaye d’avoir “fait des parallèles nauséabonds et sales entre la police française des banlieues d’aujourd’hui et la police de Vichy”. « faire des comptes ethniques », être « ouvertement militant d’extrême gauche, éveillé, décolonialiste ». “Je trouve ça scandaleux”, a déclaré Olivier Véran.

Le débat s’est encore intensifié, sur la question de la sécurité et les déclarations polémiques de Jean-Luc Mélenchon sur « la police qui tue ». “S’il y a des gens sur ce plateau qui soutiennent que la police rende justice et rétablisse la peine de mort pour un refus d’obtempérer, nous non”, a déclaré Adrien Quatennens (LFI). “Doivent-ils laisser la police se retourner?” Faut-il écraser la police ? Jordan Bardella, également accusé de “racisme” par Olivier Faure pour ses déclarations liant l’immigration à la délinquance, a protesté (Reconquête !).

A plusieurs reprises, des journalistes, notamment interrogés par l’avocat de droite Charles Consigny (LR), ont rappelé que la répartition des participants au débat (4 noces, 3 majorité présidentielle et 3 droite et extrême droite) respectait les règles de l’Arcom, la police de l’audiovisuel. “On n’est pas au Politburo”, “on dirait un tribunal révolutionnaire”, a déclaré Charles de Consigny lors d’échanges avec la gauche.

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