Décès d’Yvan Colonna : deux agents de la prison d’Arles visés par “une procédure disciplinaire”

Yvan Colonna, qui purgeait une peine de prison à perpétuité à la prison d’Arles dans les Bouches-du-Rhône pour le meurtre du préfet Claude Erignac, a été mortellement battu le 2 mars par l’un de ses codétenus. Un signalement parvenu à Elisabeth Borne ce jeudi 28 juillet dénonce un “manque de vigilance” du personnel pénitentiaire.

Comment a-t-il pu mortellement battre Yvan Colonna mercredi 2 mars à la prison d’Arles ? C’est ce que vise à expliquer le rapport d’inspection sur le fonctionnement de la maison centrale, dont les conclusions ont été présentées à la Première ministre Élisabeth Borne ce jeudi 28 juillet. Pour rappel, celui qui a été reconnu coupable du meurtre du préfet Claude Erignac a été agressé par Franck Elong Abé, un détenu camerounais de 36 ans, alors qu’il se trouvait dans la salle de sport de la prison.

Nos confrères de 20 Minutes rappellent que ce dernier « purgeait plusieurs peines, dont une peine de neuf ans de prison pour ‘association terroriste criminelle’ » et qu’Yvan Colonna « est décédé des suites de ses blessures à Marseille le 21 mars, après trois semaines de coma ». “.

Sanctions prises

Comme l’a indiqué France Bleu, le chef du gouvernement a confirmé que ce rapport sera rendu public dans une version anonyme. “Il y a des sanctions qui seront prises à la suite de cet événement dramatique. Comme ce sont des sanctions individuelles, nous devons prendre un certain temps pour ne pas révéler les noms des personnes touchées, mais je peux confirmer que cela sera remboursé publiquement. ” a-t-il déclaré aux journalistes jeudi.

On sait pour l’instant que ce rapport mentionne une dizaine de recommandations qu’Elisabeth Borne a décidé de suivre intégralement. Elle souligne notamment “un manque de surveillance active” et “une gestion inadéquate à la fois de la vidéosurveillance et du ciblage dans le District d’évaluation de la radicalisation (QER)”.

Dans son communiqué, le locataire de Matignon déclare également avoir “décidé de donner suite à la non-conformité constatée par l’inspection générale de deux fonctionnaires en ouvrant un dossier disciplinaire”.

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