L’ancien chef de l’Etat s’est exprimé, selon les informations de la Parisien, avec Astrid Panosyan-Bouvet. Une offense à son concurrent, mais un ami de toujours de Sarkozy.
C’est une nouvelle élection que les Républicains ont du mal à comprendre… Mercredi on reparlait de Nicolas Sarkozy. Et ce, selon Le Parisien, lors de sa rencontre avec le candidat macroniste du 4e arrondissement de Paris. Astrid Panosyan-Bouvet, co-fondatrice d’En Marche, et surtout concurrente de Brigitte Kuster choisie il y a cinq ans. La nouvelle est dure à digérer, pour ceux qui connaissent l’ancien chef de l’Etat depuis 40 ans, et ont toujours été l’un de ses fidèles soutiens.
Lire aussi Nicolas Sarkozy : “Je suis libre comme quelqu’un qui s’est fait seul”
À VOIR AUSSI – Soutien à Emmanuel Macron : “Nicolas Sarkozy doit prendre des décisions claires et éclairées”, demande François-Xavier Bellamy
Le meeting s’est tenu dans la matinée pour discuter “de la situation politique, de la recherche d’une majorité stable et de la poussée des nupes et de l’extrême gauche”, selon les Junts ! à Paris. Un rendez-vous ponctué de “conseils”, adressés au trésorier national de LREM qui doit faire face au candidat sortant à droite.
“Malheureux. Indigne. Traître”
Depuis des mois, Nicolas Sarkozy reçoit de nombreuses personnalités dans son bureau. Mais cela agace surtout les républicains, qui n’oublient pas les liens entre Brigitte Kuster et l’ancien président. Car il faut le rappeler : l’élu, qui a été le porte-parole de LR pendant près de deux ans, a également présidé le comité de soutien parisien dédié à la candidature de Nicolas Sarkozy lors des primaires de 2016.
Auprès du Figaro, Brigitte Kuster se dit “bouleversée”. Il dit n’avoir “aucune responsabilité” avec la principale victime et ne pas comprendre un tel geste. “J’ai honte de lui pour cette trahison. Alors que je suis en pleine convalescence localement… Je l’ai eu une dernière fois, j’ai bien l’intention que ça se reproduise. Et je le ferai sans lui”, a-t-il déclaré. , tandis que le premier tour a conduit le candidat largement au pas, avec 41,03% des suffrages contre 28,91% de LR.
“J’ai une campagne à mener, je prépare mon meeting”, a-t-il dit, ajoutant qu’il s’apprêtait à recevoir Michel Barnier et Rachida Dati dans le 16e ce soir. “Hier j’avais Xavier Bertrand et David Lisnard, donc ça se passe très bien”, a-t-il ajouté.
Lire aussi Législatives 2022 : Sarkozy soutient un ancien candidat LR passé à la majorité
“Malheureux. Indigne. Traître”, a également posté sur les réseaux sociaux le maire du 17e Geoffroy Boulard, fidèle élu qui a présidé son comité de soutien parisien… Lui qui a donné tant de leçons de loyauté. Prêt à tout pour exister et sauver ta peau », a-t-il poursuivi. Une déception certaine, qui s’inscrit dans la continuité de l’élection présidentielle durant laquelle Nicolas Sarkozy n’a jamais soutenu Valérie Pécresse.
Quelques semaines plus tôt, Nicolas Sarkozy avait déjà reçu un candidat du prétendu camp de l’opposition. A l’époque, il s’agissait de Benjamin Haddad, un jeune prétendant qui combattait le maire de LR dans le 16e arrondissement, Francis Szpiner. D’autres rumeurs ont circulé évoquant des rencontres entre l’ancien leader de droite et certains membres du gouvernement, dans le but notamment de construire une majorité présidentielle élargie. Plus récemment, dans les colonnes du Figaro, l’ancien président lançait un message : “Je suis libre comme celui qui est devenu seul.”
VOIR AUSSI – Présidentielle 2022 : “Il n’y a pas d’accord” avec Nicolas Sarkozy, assure Emmanuel Macron