L’Egyptien de 35 ans circulait dans une camionnette le pourchassant à la frontière italienne, son chauffeur a refusé à plusieurs reprises de s’arrêter devant la police.
L’Egyptien de 35 ans, qui était entre la vie et la mort depuis mercredi soir 15 juin à Nice, est finalement décédé, selon une information du parquet de Nice transmise à BFM Nice Côte d’Azur et Nice-Matin. Il avait été abattu par un policier qui tentait d’arrêter la camionnette avec laquelle les passeurs venaient de forcer un barrage routier depuis l’Italie, quatre autres migrants à son bord.
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Suite à une alerte des autorités italiennes, le fourgon frigorifique soupçonné de transporter des “étrangers en situation irrégulière” a été localisé dans la nuit de mardi à mercredi à Sospel, une commune des Alpes Maritimes proche de la frontière italienne, a indiqué le procureur de la République de Nice, Xavier . Bonhomme, mercredi après-midi dans un communiqué. Face au refus du chauffeur d’obtempérer, la police aux frontières a entamé une course-poursuite avec le véhicule, jusqu’à l’intervention d’un autre équipage une trentaine de kilomètres plus bas, à Cantaron, sur une route escarpée près de Nice. . Mais “le fourgon aurait accéléré en direction de (ce) véhicule de police” puis l’un des agents aurait “utilisé l’arme quatre fois” pour tenter de l’arrêter.
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Le fourgon a terminé sa fuite dans le quartier sensible des Moulins, à Nice, où il a été abandonné par son chauffeur et ses deux passagers assis devant. A l’intérieur, cinq migrants ont été découverts, dont un Egyptien de 35 ans qui a reçu une balle dans la tête et a été transporté “en urgence vitale absolue” à l’hôpital. Selon le procureur, deux impacts de balles ont été identifiés dans le fourgon, le premier à la hauteur du phare, le second au-dessus du pneu avant, ce qui a crevé le conteneur réfrigéré.
Deux enquêtes ouvertes
Le parquet a ouvert deux enquêtes. Celle d'”aide à l’entrée et à la circulation en France d’étrangers en situation irrégulière dans des conditions incompatibles avec la dignité humaine”, mais aussi de “refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique” , confié. à la direction départementale de la police des frontières, a détaillé le procureur.
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L’autre, le “responsable des violences volontaires par arme à feu par personne dépositaire de la puissance publique suivie d’une incapacité de plus de huit jours”, a été mandatée par l’IGPN, la police, “afin de savoir si la police officielle était en auto-défense”. -la défense. ” La vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne, est, avec les Hautes-Alpes, l’un des points de passage des migrants entre les deux pays, après leur arrivée d’Afrique, via la Méditerranée.
Des passeurs sont régulièrement jugés en comparution immédiate à Nice. La France a rétabli les contrôles aux frontières depuis 2015, année marquée par plusieurs attentats meurtriers. Contactée par l’AFP, la préfecture des Alpes maritimes n’a pas été en mesure de fournir de données récentes sur le nombre de non-admissions à la frontière ces derniers mois.
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