La société Bekina sillonne le monde et son patron espère relancer les ventes aux Etats-Unis via la délégation belge en mission économique dans l’est du pays. Les plus expérimentés les auront peut-être remarqués aux pieds de Sandra Bullock dans le film “L’impardonnable”, qui se déroule dans une usine agroalimentaire. Sans surprise, Bekina, basée à Kluisbergen, en Flandre orientale, est un acteur de premier plan dans le domaine des bottes de sécurité. Fabriquées en polyuréthane, ces chaussures sont appréciées des secteurs tels que les entreprises alimentaires, donc, mais aussi l’agriculture, la pisciculture ou encore l’énergie éolienne en mer. Le PDG et propriétaire de Bekina, Thomas Vanderbeke.
L’entreprise est familiale et a été fondée il y a 60 ans par son grand-père, Denis Vanderbeke. Deux générations plus tard, environ 700 000 paires sortent chaque année de la chaîne de production pour être exportées dans 80 pays : européens bien sûr, mais aussi le Chili, le Canada, l’Australie et les États-Unis. Avec un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros, Bekina est le deuxième fabricant de bottes de sécurité au monde. Sur ce marché de niche, seul un concurrent hollandais fait mieux.
Malgré la pandémie de coronavirus, l’entreprise a poursuivi sa croissance et s’attend à une croissance annuelle de ses revenus de 10 %. “Les bottes usées, nous les remplaçons. Ce qui en fait un produit indépendant de la situation économique. Personne n’aime travailler les pieds mouillés”, observe Thomas Vanderbeke.
Grâce à sa participation à la mission économique belge qui, grâce à la princesse Astrid, navigue pendant une semaine entre Atlanta, New York et Boston, le dirigeant flamand espère augmenter ses ventes, mais surtout parfaire sa perception du géant américain. . marché. Le principal inconvénient réside cependant dans les droits de douane élevés que l’entreprise doit payer sur ses bottes : 38,5 %.
Environ 300 entreprises belges participent à cette mission, la deuxième plus importante jamais organisée.