En déplacement dans le Tarn le 9 juin, Emmanuel Macron a été apostrophé par une lycéenne, l’accusant d’avoir nommé des ministres accusés de viol, au sein de son gouvernement. La Dépêche rapporte que la jeune femme a ensuite reçu la visite de gendarmes.
Le président de la République était en déplacement à Gaillac, dans le Tarn, ce jeudi 9 juin. L’occasion d’évoquer le déploiement d’une nouvelle gendarmerie et plus généralement de parler de sécurité dans les zones moins urbanisées. Au cours de sa promenade, ce dernier a été interpellé par Laura, une lycéenne de 18 ans, rapporte BFMTV.
Interrogée par Emmanuel Macron, “Vous avez mis à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences par des femmes. Pourquoi ?”, Laura a fait grand bruit sur Internet. La vidéo de cette invective au président est devenue virale.
Les gendarmes visitent l’école
Ce vendredi 10 juin, au lendemain des faits, l’Office rapporte que le jeune lycéen a reçu la visite des gendarmes peu après l’épisode. “J’ai été interrogé pendant 10 minutes. J’ai pris la main du président jusqu’à ce qu’il me réponde. On ne fera pas de chichis. Peut-être que ce n’était pas le lieu pour mon discours, mais c’était l’occasion”, a confié le jeune homme à nos confrères.
De son côté, la gendarmerie justifie ce déménagement au domicile du lycéen en précisant qu’elle craignait que Laura ait pu être victime d’une agression sexuelle pour laquelle elle n’avait pas porté plainte et écarte le lien avec l’échange. entre la lycéenne et le président.
La jeune femme avait indiqué avoir été victime d’une agression sexuelle dans le RER en 2018. Une agression pour laquelle elle n’avait pas porté plainte. “On m’a demandé si je voulais porter plainte, mais ça a été très bref”, a déclaré au Parisien la jeune femme, qui a qualifié la visite des gendarmes d’intimidante et d’ambiguïté.