La plage du Grau d’Agde se réduit à l’égouttement. Pour le sauver de l’érosion marine, une entreprise a submergé des atténuateurs de vagues expérimentaux qui préservent la biodiversité aquatique. # Ils ont la solution
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Publié le 31/05/2022 13:03
Temps de lecture : 1 mn.
Petit à petit, la bande de sable de la plage du Grau d’Agde disparaît avec les vagues. Cependant, de grands brise-lames avaient déjà été installés dans les années 1980 pour endiguer ce phénomène. Mais aujourd’hui force est de constater que ce dispositif ne suffit plus : la plage ne fait que 500 mètres de long.
Une quarantaine de tours ont été submergées non loin du Grade d’Agde pour empêcher leur disparition. Ces créations de la société montpelliéraine Seaboot sont en fait des atténuateurs de vagues de nouvelle génération. Son fonctionnement s’inspire des racines des palétuviers, une des espèces qui composent les palétuviers. “Le courant circule dans l’objet du fait de la complexité de l’objet, nous dissipons de l’énergie par frottement”, explique Julien Dalle, directeur du projet Seaboost. A la sortie du dispositif, le courant est moins intense lorsqu’il atteint la plage et les risques d’érosion sont réduits.
Une bonne nouvelle pour les amoureux de la plage mais aussi pour la biodiversité. Les atténuateurs de vagues sont conçus pour accueillir la faune aquatique dans leur structure tout en protégeant l’écosystème existant. “L’action est intéressante car elle est complémentaire de l’action de protection des herbiers de Posidonie”, précise Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur de l’Aire Marine Protégée d’Agde. Ces brise-lames naturels situés dans les eaux côtières peu profondes de la Méditerranée abritent de nombreuses espèces aquatiques et peuvent absorber une grande quantité de carbone.
Bien que ce projet, intitulé Pegase, soit expérimental, ses résultats pourraient favoriser l’utilisation du génie écologique chez les populations côtières et permettre de trouver un équilibre entre le maintien du tourisme maritime et le respect de la biodiversité.
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