Des squatters ont empêché un couple d’emménager dans leur nouvelle maison

Alors qu’elle voulait fêter l’acquisition d’une maison dans l’Essonne, le jeune couple rencontre une famille de Tunisiens déjà installée, affirmant qu’ils avaient également acheté la maison.

Depuis plusieurs semaines, un couple du Val-de-Marne qui a acheté une maison à Ollainville (Essonne) est aux prises avec des squatteurs qui l’empêchent de déménager. Cette dernière, une famille tunisienne, affirme avoir également acquis la maison, mais ne dispose d’aucun document légal de propriété.

A lire aussiCes propriétaires qui ont “viré” les squatters et mal payé manu militari

“On était super contents. Le soir, on avait prévu d’emmener des copains à la maison pour faire un barbecue et faire la fête. On est arrivé à 10 ou 15, et là, je vois des rideaux aux fenêtres, et une voiture garée devant, avec un la poitrine de taureau bout derrière les barreaux », raconte Laurent, qui a acheté la maison avec sa femme Élodie à Paris.

VOIR AUSSI – Son commerce occupé par 250 gitans, accuse l’Etat d’abandonner les propriétaires

Ordures, tuiles cassées

Une famille entière occupe le domaine, les serrures des portes et des entrées ont été changées. Des ordures ont souillé le sol, de nombreux carreaux sont cassés. Le père de cette famille dit cependant à Laurent qu’il est… le véritable propriétaire de la maison, et établit une “promesse de vente” sur une feuille volante, sans en-tête ni mention légale, indiquant que la propriété a été payé. La famille tunisienne explique avoir payé 120 000 euros en espèces pour la propriété.

Les acquéreurs légaux de la maison s’étaient rendus en septembre 2021, et avaient remarqué la présence d’un simple matelas sur le sol d’une des chambres. Selon Le Parisien, l’acte notarié fait cependant référence à une occupation sans droit ni titre sur la maison, à quoi Laurent répond qu’il n’imaginait pas “qu’une famille se serait installée”. Le jeune homme songe à expulser de force les occupants illégaux, mais précise que la gendarmerie de l’Essonne l’en a dissuadé : “Ne le fais pas car sinon tu finiras en prison”, auraient-ils prévenu. Ils auraient pourtant essayé en groupe, mobilisant jusqu’à 15 gendarmes pour éviter les heurts… Et sans succès pour les nouveaux repreneurs. Depuis, les affrontements entre Élodie et Laurent et la famille tunisienne se sont multipliés. Selon le maire d’Ollainville, il a quatre enfants qui vont à l’école dans la ville.

Lire aussi Squats évacués à Marseille : la tristesse d’une scène française

Ils se sont lancés dans la procédure risquée et toujours longue d’expulsion des squatters. Le temps presse cependant car Élodie et Laurent, qui gagnent environ 2 600 euros l’un de l’autre, doivent continuer à payer le loyer de 500 euros à Gentilly, en plus de la nouvelle traite de 1 100 euros du prêt de leur maison à l’Essone. . Une charge financière écrasante : « Depuis trois ans, on travaille comme des fous, en comptant les heures, pour pouvoir s’offrir cette maison. Je finirai par attraper une tente. Et camper devant chez moi”, conclut Laurent agacé.

VOIR AUSSI – Les squatters ont-ils tous les droits ?

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *