Devant la justice, le double langage de l’imam Hassan Iquioussen

Le Conseil d’Etat dira la semaine prochaine si l’annulation de l’expulsion du prédicateur islamiste est valable.

Près de trois heures d’audience pour enfin assister à la confrontation frontale de deux visions d’un prédicateur islamiste et, au-delà, du danger de l’islam politique en France. Vendredi, le bureau des référés de la section du contentieux du Conseil d’Etat a examiné la requête du ministère de l’Intérieur demandant l’annulation de l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui, le 5 août, a suspendu l’expulsion vers le Maroc du prédicateur Hassan Iquioussen.

Cet ami proche des Frères musulmans est fiché S depuis le 4 octobre 2021 à la demande du renseignement territorial, et de fait dans le collimateur du renseignement depuis près de trente ans. La demande d’expulsion est justifiée par “des comportements constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes déterminé”. Autrement dit, une succession de propos antisémites, sexistes voire homophobes auxquels la défense oppose des excuses et…

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