Diffusion de la demi-finale interdite par le préfet : une procédure judiciaire engagée par la mairie de Castres

Pascal Bugis n’a pas passé une bonne journée aujourd’hui, perdant souvent pied sur le terrain boueux. Informé hier après-midi par le préfet de sa décision d’interdire la retransmission sur écran géant, place Soult, des demi-finales du Top 14, Castres-Toulouse, le maire de Castres entend engager une procédure devant le tribunal administratif, pour un recours indemnitaire .

Quelle suite allez-vous donner à la décision du préfet d’interdire la retransmission du match sur écran géant ?

J’ai demandé ce matin ce que nous voyons avec le procureur de la ville. Il s’en saisira, mais soyons clairs : nous n’arrêterons pas l’interdiction. Nous aurons le résultat bien plus tard, mais ce qui m’intéresse, c’est le recours compensatoire.

Pourquoi le conseil municipal a-t-il levé des fonds pour organiser cet événement ?

Le loyer du grand écran, environ 30 000 € et ensuite tous les moyens implantés et mobilisés pour la soirée, avec l’aide des partenaires. Il y a des dépenses qui auraient pu être repoussées ou repoussées si nous avions été avisés il y a une semaine.

Lire aussi Route d’Occitanie interdite dans le Tarn : le président départemental Christophe Ramond demande réparation

Comment avez-vous appris la nouvelle ?

Je n’aimais vraiment pas sa façon de faire les choses. Il m’a envoyé un texto dans l’après-midi pour parler de la canicule. Je ne voulais pas parler de la canicule avec le préfet, alors je ne l’ai plus rappelé. Il y a un plan canicule, tout le monde sait quoi faire, plus besoin d’en parler. Il rejoint Hervé Pardo (premier adjoint), qui est au dossier depuis près de deux semaines 24 heures sur 24. Il s’apprêtait à accueillir la soirée comme il l’avait déjà fait. Le préfet lui a donné une litanie d’arguments… Dans le cadre de l’organisation, que nous avons faite avec les services de l’Etat, nous avons été en concertation constante avec la préfecture et le commissariat (qui a prévu qu’une compagnie de CRS soit à Castres cette soirée). Hervé lui a dit que nous avions pris toutes les précautions : brouillard, nous allions arroser la place… Le préfet a insisté pour me parler, alors Hervé Pardo a pris contact avec moi.

À lire aussi : Canicule : après l’interdiction de la fan zone par le préfet, les commerçants de Castres sont consternés

Alors vous avez appelé le préfet ?

J’appelle le préfet qui me propose de prendre la décision ensemble. Non, c’est sa décision, je ne la comprends pas et personne ne la comprend. Je lui ai rappelé que j’avais tout le temps d’anticiper, on sait depuis 8 jours qu’il va faire chaud ce soir. Il me dit qu’il prend la commande et raccroche. C’était brutal et non consensuel, je voulais m’en vouloir. J’ai prévenu Hervé Pardo qu’il était sous le choc. En bas : ils sont à 21h, il fera 32, 33°, des gens qui n’ont pas voulu venir, personne ne les a forcés. C’est très méchant surtout qu’on le savait : dessiner ce décret 24h avant, merde tout le monde !

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *