DIRECT. Affaire Damien Abad : accusé de viol et cité dans une affaire de meurtre

ABD. Accusé d’agressions sexuelles par deux femmes, Damien Abad est impliqué dans une autre affaire de tentative de meurtre datant de l’été 2020. Le nom du ministre des Solidarités apparaît sur les écoutes téléphoniques de la police.

Résumé



Les essentiels

  • Damien Abad est accusé d’agressions sexuelles par deux femmes qui ont témoigné dans les colonnes de Mediapart le 21 mai 2022. Les faits reprochés remontent, selon elles, aux années 2010 et 2011. L’une des charges présentées a été dénoncée en 2012 et 2017 et l’affaire a été classée deux fois sans suite.
  • Damien Abad « conteste les allégations avec la plus grande fermeté » et affirme être dans l’incapacité de commettre les actes qui lui sont reprochés en raison de son handicap et déclare que sa maladie le rend incapable de commettre les actes qui lui sont reprochés.
  • Matignon a pris connaissance du contenu des charges retenues contre Damien Abad, quelques heures avant la publication de l’enquête Mediapart qui a révélé l’affaire, selon franceinfo. Dans l’exécutif, il assure que “le Premier ministre a découvert le détail des charges retenues contre Damien Abad dans l’article de Mediapart”.
  • Le nom du ministre des Solidarités apparaît également dans une affaire de tentative de meurtre datant de l’été 2020 selon les informations de RTL. Le média rapporte que Damien Abad est cité dans des conversations interceptées.
  • Dans cette affaire de tentative de meurtre, Damien Abad dit n’avoir “pas à avoir honte” et se contente de “découvrir” sans gêner l’enquête.

Et tout de suite

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11h15 – L’Elysée a pris connaissance de la plainte contre Damien Abad avant de le nommer ministre

Sur BFMTV, l’entourage d’Emmanuel Macron a reconnu être au courant de la plainte déposée contre Damien Abad et débouté en 2017 avant de le nommer ministre des Solidarités. Cependant, il déclare ignorer les détails de l’affaire et les faits reprochés au député. Malgré ces aveux, Matignon a maintenu sa version hier soir, assurant sans cesse la chaîne d’information : “Le ministre ne connaissait pas les faits avant la nomination de M. l’Abbé. Il en avait eu connaissance dans l’article de Mediapart samedi soir.”.

10:56 – Matignon au courant des charges retenues contre Damien Abad avec la publication de l’enquête

Dimanche 22 mai, la Première ministre Elisabeth Borne a affirmé avoir été informée des faits reprochés à Damien Abad à la lecture de l’article de Mediapart. Une version contestée par la journaliste Marine Turchi, auteur de l’enquête sur le ministre des Solidarités. Auprès de franceinfo, la journaliste affirme avoir contacté le service de presse de Matignon en fin de journée vendredi 20 mai pour rendre compte de son enquête et obtenir les réponses du gouvernement à une poignée de questions éclairées dans un e-mail envoyé peu avant de 20h pareil. Marine Turchi précise qu’il a relancé le service de presse samedi matin en vain. Selon elle, ces éléments montrent que Matignon était au courant des plaintes contre le ministre avant la publication de l’article. Ces contacts sont toutefois intervenus après la nomination du gouvernement, qui a eu lieu le 20 mai vers 16h30.

10:44 – Damien Abad : Le ministre impliqué dans deux affaires

Nommé ministre des Solidarités le 20 mai, Damien Abad a vu trois affaires le concernant en cinq jours. La dernière en date est cette affaire pour tentative de meurtre dans laquelle l’homme n’est cité que dans des écoutes policières et n’arrange pas la situation déjà délicate du membre du gouvernement. L’attention est toujours attirée sur les deux accusations de viols allégués directement contre Damien Abad, qui ont été révélées dans les colonnes de Mediapart le 21 mai.

10:35 – Le ministre Damien Abad dit qu’il n’a rien à avoir honte de la tentative d’assassinat

Le ministre des Solidarités estime n’avoir “pas à avoir honte” écrit RTL et indique avoir “enquêté” à la demande de son contact sans vouloir s’immiscer dans l’enquête. Le contact en question serait le chef d’entreprise qui souhaite éliminer son salarié syndiqué.

10:27 – Damien Abad cité dans les écoutes téléphoniques

La tentative de meurtre en question s’inscrit dans un complot plus large découvert à l’été 2020. Damien Abad est plus précisément cité dans la tentative d’assassinat qui a visé un salarié et syndicaliste de la société Apnyl Plastics, près d’Oyonnax dans l’Ain. Le patron du représentant CGT avait mis un contrat sur la tête de son salarié. Damien Abad n’est pas directement impliqué dans l’affaire, seulement cité et entendu dans des conversations avec un “ami” impliqué dans l’histoire selon Libération.

10:16 – Damien Abad cité dans une affaire de tentative de meurtre

Alors qu’il est accusé de deux chefs d’agression sexuelle, Damien Abad est impliqué dans une autre affaire qui cette fois est liée à une tentative d’assassinat. Selon RTL, le nom du ministre des Solidarités est évoqué dans certaines conversations des protagonistes entendues par les enquêteurs. Il y a aussi eu quelques échanges entre Damien Abad et un “ami” impliqué dans l’affaire.

24/05/22 – 23:34 – La plupart des Français pensent qu’un ministre accusé de violences sexuelles devrait démissionner

53% des Français estiment qu’un ministre accusé de violences sexuelles devrait démissionner, selon un sondage Elabe pour BFMTV et L’Express, publié mardi 24 mai. Damien Abad est accusé d’agressions sexuelles par deux femmes dont les témoignages ont été publiés par Mediapart le 21 mai 2022. Les viols présumés remontent, selon le parquet, à 2010 et 2011. Deux plaintes ont été déposées contre le ministre et classées sans suite en 2012 et 2017.

Le 21 mai 2022, au lendemain de sa nomination au poste de ministre des Solidarités, Damien Abad est visé par un article de Mediapart relatant deux cas présumés d’agressions sexuelles. Deux jeunes femmes accusent le ministre et ancien président du groupe LR à l’Assemblée nationale d’avoir abusé d’elles. Selon les accusations, les faits allégués remontent à 2010 et 2011. En 2017, une plainte a été déposée contre Damien Abad et a été classée sans suite, “faute de crime suffisamment grave”, la deuxième victime présumée n’ayant pas porté plainte contre le ministre. . En plus de rendre compte des témoignages des deux filles, les médias ont révélé que Les Républicains, l’ancien parti de Damien Abad, et La République en marche, le nouveau camp politique du ministre, avaient été avisés le 16 mai de signalements à Damien Abad, par une lettre de l’Observatoire sur les violences basées sur le genre et les violences sexuelles en politique.

Mediapart a publié un article le 21 mai 2022, relatant deux événements distincts. La première affaire remonte à 2010. La deuxième agression présumée a eu lieu l’année suivante.

L’histoire de l’accusatrice Chloé

Chloé (nom supposé) évoque une rencontre avec Damien Abad durant l’été 2010, lors d’un mariage où la tentative de séduction aurait été immédiate et déjà insistante. Il reste malgré tout, dit-il, admiratif du “parcours” de l’élu, malgré son handicap. Les tentatives à ce moment-là se seraient poursuivies sur les réseaux sociaux et Chloé elle-même devra contacter Damien Abad pour des raisons professionnelles. Lors des déplacements entre Paris et Lyon, la jeune femme, qui vivait alors une période “sombre” professionnellement et émotionnellement, aurait refusé plusieurs invitations à boire un verre. D’ici là, il aurait finalement cédé à l’automne 2010.

La rencontre aurait eu lieu dans le 9e arrondissement de Paris. “Offrir du champagne, j’ai bu un verre. Et là, c’est parti, jusqu’au lendemain matin. Ça ne m’était jamais arrivé, surtout après un verre”, a confié Chloé à Mediapart. Le réveil, dans une chambre d’hôtel, “le coton”, le “corps”. […] abasourdi, endolori et endolori », a-t-il dit. dernier. réunion en septembre 2012 en marge d’une réunion professionnelle commune, suivie de nouvelles invitations insistantes sur Internet.

Evidemment, sous la forme d’un démenti, Chloé mettra des années à s’exprimer publiquement sur ce qu’elle dit avoir vécu en 2010, d’abord à travers un tweet suite au mouvement #Metoo, puis en avril 2022, interpellant directement la future ministre : « Ne tu vois quel scandale ce serait pour un violeur de devenir ministre ?” Une fausse question à laquelle Damien Abad aurait simplement répondu par deux points d’interrogation. Il dit qu’il parle aujourd’hui pour que d’autres femmes n’aient pas à subir le même traumatisme.

L’histoire de l’accusatrice Margaux

L’histoire de Margaux (nom d’emprunt également) est intégralement retranscrite dans Mediapart. Margaux et Damien Abad se seraient rencontrés en 2009 alors qu’ils évoluaient dans le même cercle. Elle avait 22 ans et était une militante centriste. Il avait 29 ans, siégeait déjà comme député européen et présidait la Jeunesse du Nouveau Centre. Dans son témoignage, Margaux reconnaît qu’en avril 2010, elle voulait que le jeune homme la remarque et aurait composé avec le « flirt » qui aurait commencé avec la politique par SMS. Elle …

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